Au temps de la vapeur : Tome 2 PDF

Aperçu historique Pour mettre en valeur la vaste cuvette congolaise, l’Etat Indépendant dut se doter d’un réseau de voies de communication, au temps de la vapeur : Tome 2 PDF dorsale de toute économie. La base de ce réseau était constituée par l’admirable système hydrographique du Congo.


Forces des images, puissance de l’évocation romanesque…La vapeur façonne un monde et construit un homme nouveau, à la fois maître et esclave de la puissance industrielle. La vapeur nous parle d’hier et préfigure aujourd’hui. Le deuxième tome de la collection Mémoires du rail prolonge le voyage au coeur de l’univers des « Gueules noires ». La particularité de l’ouvrage est d’être imprimé sur du papier carte postale. Chaque photo, tirée à fond perdu sur un format 18 X 24 cm, est détachable. Une courte légende précise le contexte de la prise de vue et permet d’envoyer par la poste ou de collectionner pour soi-même ces instantanés de la grande époque de la vapeur, pris pour la plupart entre 1950 et 1960. Des témoins éloquents de notre histoire, à feuilleter, à contempler, à interroger sans relâche.

Dans ce réseau fluvial, des chemins de fer devaient être incorporés pour suppléer à la voie d’eau là où elle est interrompue par des chutes et des rapides. L’étape suivante souhaitée par le Roi, qui espérait ainsi s’assurer un débouché vers le Nil, était de relier par une voie ferrée les contrées frontalières de l’Est du pays aux biefs navigables du fleuve Congo. Dès janvier 1898, le Roi ordonna l’étude d’un chemin de fer pour relier Stanleyville, centre stratégique de la cuvette congolaise, au lac Albert. Alors que le groupe d’études s’activait sur le terrain, l’Etat Indépendant, dont les ressources financières étaient limitées, chercha un financier capable de réunir les capitaux nécessaires à la construction du chemin de fer et à la mise en valeur des régions qu’il traversera.

A la veille de Noël 1901, le Roi approuva la convention à intervenir entre l’Etat Indépendant et la future société anonyme belge « Compagnie des Chemins de Fer du Congo Supérieur aux Grands Lacs Africains », en abrégé la Compagnie des Grands Lacs, ou C. La société belge « Compagnie des Chemins de Fer du Congo Supérieur aux Grands Lacs Africains » fut juridiquement constituée à Bruxelles le 4 janvier 1902, au capital de vingt-cinq millions de francs. Congo à Stanleyville au lac Albert et l’autre reliant le fleuve Congo au lac Tanganyika. Ce programme initial allait être modifié quelques semaines à peine après la constitution de la Compagnie. Pour mettre en valeur les richesses du Katanga, il fallait relier au plus vite cette région à un port de mer. Convention fut modifié en ce sens en 1903. Si la priorité était donnée à la liaison Stanleyville – Katanga, la construction du Congo-Nil restait au programme.