Carte d’identité PDF

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Diogène est né au Burundi, terre d’exil de ses parents. Il déroule devant nous le tapis de son enfance déracinée, de sa prise de conscience « patriotique » à l’adolescence, de son engagement militaire… jusqu’au retour de ses parents dans le village dont ils avaient été chassés.

Mais ce texte est bien plus qu’un simple récit autobiographique. Il met en scène une extraordinaire galerie de portraits emblématiques, dressant par petites touches un panorama des événements qui ont secoué et endeuillé le Rwanda et toute la région.

Le drame et l’espoir se côtoient dans cette pièce. Et si l’on sourit souvent en suivant l’auteur dans son périple, on finit par se convaincre qu’il fait partie de ces jeunes philosophes dont notre monde déboussolé a bien besoin aujourd’hui.

Comédien reconnu et apprécié, Diogène Ntarindwa est également auteur et donne régulièrement des conférences sur le thème de la mémoire et de l’identité.

Diogène : Excusez-moi, juste avant de continuer, j’aimerais rectifier ce que papa a dit tout à l’heure. Il a dit que j’étais adolescent quand je suis parti, c’est vrai. Mais j’aimerais juste souligner que ce n’était pas une décision irréfléchie d’adolescent, ce n’était pas une fugue ou… elle était mûrement réfléchie. Si j’ai décidé de partir pour le Rwanda, ce n’était pas pour y faire du tourisme, encore moins du shopping, c’était pour y faire la guerre.

Deuxième chose que j’aimerais rectifier. Papa a parlé d’un mouvement de libération nationale, j’aimerais juste dire qu’il y en avait plusieurs en Afrique. Je ne suis pas en train de faire de la propagande, ni encore moins l’exaltation ou l’apologie de la guerre. Je veux juste dire que celui que j’ai rejoint avait un nom, le FPR : Front Patriotique Rwandais ; et que j’ai fait partie de sa branche armée, l’Armée Patriotique Rwandaise. Encore une fois, loin de moi l’idée de faire de la propagande, je voulais juste énoncer les choses comme elles étaient. C’est tout.

Elle est valable quinze ans pour les majeurs et dix ans pour les mineurs. Aux yeux de l’administration française, la détention d’une carte d’identité en cours de validité justifie de l’identité d’une personne. Suivant l’age, les pays, et la date d’émission, la carte d’identité française peut avoir une durée de validité de 10 ans ou de 15 ans. La durée de 15 ans n’est valable que pour les cartes émises entre le 2 janvier 2004 et le 31 décembre 2013. Certains pays comme l’Italie, la Suisse ou l’Andorre, et le Luxembourg, reconnaissent la validité de la carte en apparence périmée.

Certains pays comme l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni ne se sont pas officiellement positionnés sur la reconnaissance de la validité de la carte en apparence périmée. Elle est délivrée à toute personne de nationalité française qui en fait la demande, sans condition d’âge. Français n’ont plus l’obligation de détenir une carte d’identité. Jusqu’au Second Empire, les déplacements individuels hors du canton sont étroitement surveillés, notamment grâce au passeport interne et au livret d’ouvrier, qui permettent à la police de suivre les voyageurs et les migrants. En 1917, un décret instaure une carte d’identité obligatoire pour les étrangers. Ce projet avait été défendu avant la guerre par le député de Briey, Albert Lebrun, pour lutter contre la délinquance d’origine étrangère et notamment italienne en Meurthe-et-Moselle.

De provisoire et limitée aux franges nomades de la population, la carte d’identité devient permanente et généralisée en septembre 1921. Sous l’Occupation allemande, la carte d’identité devient un enjeu central de la Résistance. 1942, la mention  Juif  est apposée, le cas échéant. Au contraire d’autres lois de Vichy, la loi de 1940 n’a pas été abrogée après-guerre, mais seulement amendée.