Cités-jardins PDF

Une variante aux Bouddhas éternels et aux rivages oubliés ! Vous rêvez de nature, d’histoire, d’art, de café ou de saveurs fruitées, mêlés à un accueil chaleureux ? Riches de toutes ces merveilles, nous avons décidé de créer l’agence l’èRe du Voyage, afin qu’à l’aube du cités-jardins PDF millénaire la magie des voyages soit à la portée de chacun. L’Ere du Voyage fête ses 20 ans !


Projet fondateur de toute une lignée d expériences concrètes dans le monde, la cité-jardins fait partie des concepts urbains dont le succès et l enjeu résident dans les réinterprétations et les réappropriations possibles. Letchworth, Hampstead Garden, Suresnes, la Butte rouge, les banlieues américaines, les villes nouvelles en Europe, autant d exemples qui témoignent de la diffusion d un modèle sous des formes différentes. Les contributions ici rassemblées présentent une approche historique du concept des cités-jardins dans le contexte des événements, des personnes et des milieux idéologiques qui l ont produit et développé à la charnière du XIXe et du XXe siècle. Elles présentent en filigrane la vie sociale et l art de vivre qui prévalent dans ces lieux. L analyse du projet de cités-jardins développé par Ebenezer Howard et propagé comme modèle et instrument critique de la science urbaine par Sir Raymond Unwin dans le Royaume-Uni et aux États-Unis précède l étude du passage d une conception encore patronale de ces villes neuves à la naissance de l urbanisme social en France. La dernière partie de l ouvrage, consacrée aux cités-jardins de la région parisienne, présente le terrain sur lequel la vie locale, le patrimoine et les politiques de la ville sont étudiés et comparés aujourd hui. Textes de Ginette Baty-Tornikian, Stephen Chambers, Christian Dupuy, Franck Jackson, Roger-Henri Guerrand, Janet R. Horne, Susanna Magri, Christine Moissinac, Alessandra Ponte, Mervyn Miller, Amina Sellali, Georges Teyssot, Ann-Carol Werquin, Alain Demangeon. Contributions de Chambers (Stephen), Dupuy (Christian), Jackson (Franck), Guerrand (Roger-Henri), Horne (Janet R.), Magri (Susanna), Moissinac (Christine), Miller (Mervyn), Ponte (Alessandra), Teyssot (Georges), Werquin (Ann-Carol), Demangeon (Alain)

Merci pour votre fidélité et votre confiance. Vos souvenirs de voyage Vos témoignages ? Elle constitue, à l’origine, une zone essentiellement résidentielle exclusivement destinée aux ouvriers d’une même usine et à leur famille. Elle peut être accompagnée d’équipements collectifs. Dans la plupart des cas, elle est mise à disposition par le patron de l’usine. Ces nouvelles populations ouvrières, venues de régions ou de pays éloignés, doivent donc être rapidement logées à proximité de leur lieu de travail.

Il faut dire qu’il existe alors un véritable problème de logement auquel doit faire face la France notamment. Ces rapports sont à l’origine d’une véritable prise de conscience des intellectuels de l’époque comme de certains grands patrons. Certains capitaines d’industrie mènent en effet une politique  paternaliste  envers leur main-d’œuvre. Il s’agit de prendre en charge chaque instant de la vie de l’ouvrier, pour assurer son bien-être, mais aussi pour mieux le contrôler.

Claude-Nicolas Ledoux et son projet d’Arc-et-Senans. La création de logements pour ouvriers à proximité des usines est une habitude déjà ancienne comme on pouvait en trouver autour des forges ou de filatures de l’Ancien Régime. En effet, les appareils de production industriels se développent considérablement au cours de la période et les industriels emploient une quantité de plus en plus importante de main-d’œuvre. Le premier exemple étranger, à partir de 1816, vient de Belgique, autour du complexe industriel de charbonnages du Grand-Hornu. La cour intérieure du pavillon central du Familistère de Guise en cours de réfection en 2010. Les plus importantes cités ouvrières françaises sont créées par les industriels du textile de Mulhouse, d’origine protestante et d’inspiration humaniste. La première cité y est construite en 1853, en location-vente, c’est-à-dire que les ouvriers deviennent propriétaires à terme de leur logement.

Cité philanthropique ne sont pas liées à une entreprise. Afin de loger les cheminots, la Compagnie du Nord construisit une importante cité ouvrière à Tergnier, comme souvent autour de ses dépôts. Créer une cité ouvrière à proximité de son usine n’est pas simplement une œuvre philanthropique. C’est avant tout un calcul de rentabilité du travail.

C’est aussi une image de marque pour ces entreprises. Dans un très grand nombre de brochures de réclame, l’action sociale de la société est mise en avant et le fait que celle-ci offre de bonnes conditions de logement et de vie quotidienne à ses employés semble un argument de vente pour de nombreuses entreprises. Cependant, ces solutions sociales, au-delà de l’affichage publicitaire, restent très ponctuelles et limitées. Dans la majorité de ces exemples, la totalité des ouvriers de l’usine ne bénéficie pas de telles conditions de logements ni de facilités quotidiennes. Cela concerne même parfois uniquement une minorité. Celles-ci aspirent à la propriété individuelle et à une amélioration de leur condition sociale, au-delà de leurs simples conditions sanitaires.

Ce sont ces mêmes ouvriers qui deviennent souvent les fers de lance des grandes grèves de 1936 en France. Ce type d’urbanisation, à l’instigation d’un patron, va se prolonger jusque dans les années 1960, car la pénurie de logements sociaux se fera sentir pendant les deux premiers tiers du siècle dernier. C’est donc toujours aux entreprises d’assurer le logement de leurs employés. On trouve ainsi un grand nombre de cités construites par les compagnies de chemin de fer ou d’électricité. Article détaillé : Historique du logement social en France. Bataville, véritable ville ouvrière en Moselle était un site de production de chaussures organisé en pleine forêt tel un village avec habitations, commerces, école et même une église.