Correspondance de Théodore de Bèze : Tome 31 (1590) PDF

Portrait de Théodore de Bèze en 1577. Théodore de Bèze naquit le 24 juin 1519 dans la correspondance de Théodore de Bèze : Tome 31 (1590) PDF ville Vézelay, lieu de pélerinage important sur la route de Compostelle. Nicolas était célibataire et, au cours d’une visite à Vézelay, fut si impressionné par le jeune Théodore qu’avec la permission de ses parents il l’emmena à Paris avec lui pour qu’il y fût instruit.


Lors du retour du voyage où elle accompagnait son fils, Marie de Bèze, sa mère, victime une chute de cheval, se brisa une cuisse et succomba peu après d’une fièvre chaude à l’âge de trente-deux ans. Son oncle le plaça en 1528, à l’âge de neuf ans, à Orléans, dans la famille du célèbre helléniste allemand Melchior Volmar Rufus de Rottweil, qui avait déjà été le maître de Calvin à Paris. Le jeune Théodore de Bèze suivit bientôt son maître à Bourges, où l’avait appelé la reine de Navarre, sœur du roi François Ier. Ovide, dont l’ingénieuse abondance me séduisait plus que l’élégance d’un Tibulle. Dans une lettre adressée à Bullinger en 1550, Bèze lui écrivait :  Vous m’avez fait connaître la vraie piété, tirée de la Parole de Dieu, sa source la plus pure. Il fut reçu licencié en droit le 11 août 1539 et, comme son père le désirait, alla à Paris où il commença la pratique. Ses parents avaient obtenu pour lui deux bénéfices dont les revenus s’élevaient à 700 écus d’or par an, et son oncle avait promis de faire de lui son successeur.

Paris, Bèze passa deux années heureuses et acquit bientôt une position en vue dans des cercles littéraires. Pour échapper aux tentations nombreuses auxquelles il était exposé, il se fiança, en 1544, à une jeune fille d’origine modeste, Claudine Denosse, en promettant de rendre cet engagement public dès que les circonstances le permettraient. Peu à peu, il vint à la connaissance du Salut en Jésus-Christ, qu’il accepta avec une foi joyeuse. La fuite d’un personnage public d’une pareille importance ne pouvait être sans conséquence. Le 3 avril 1549, un acte du Parlement de Paris, signé par son président, Pierre Lizet, décréta la saisie de Bèze et la confiscation de tous ses biens.

Le 31 mars 1550, le Parlement de Paris par le truchement de son président, le même Lizet, prononça la confiscation de la totalité de ses biens et Bèze lui-même fut condamné à être  brûlé par figure à la place Maubert . Il ne pouvait revenir en France qu’au risque de sa vie. Il fut chaleureusement accueilli par Jean Calvin, qui l’avait déjà rencontré chez Wolmar. Jean Calvin en personne bénissait publiquement le mariage secret de Théodore de Bèze et de Claudine Denosse. Mais il restait à trouver un emploi, à subvenir aux besoins du nouveau foyer. Arthur Golding, publiée à Londres en 1577 et qui a été reproduite avec introduction, notes et le texte français original par M.