DIAGNOSTICS INFIRMIERS 1997-1998. Définitions et classification PDF

Afin de mesurer l’activité et les ressources des établissements, il est nécessaire de disposer d’informations quantifiées et standardisées, le PMSI. L’histoire du PMSI débute en France en 1982 par le  projet de médicalisation des systèmes d’information . Son objectif étant de définir l’activité des établissements et de calculer l’allocation budgétaire qui en DIAGNOSTICS INFIRMIERS 1997-1998. Définitions et classification PDF. Il a été mis en place par Jean de Kervasdoué, responsable de la Direction des Hôpitaux.


Les données collectées ont fait l’objet d’un classement en un nombre volontairement limité de groupes de séjours présentant une similitude médicale et un coût voisin. Près de 500 groupes DRG avaient été créés. Ces groupes avaient donc une double homogénéité médicale et financière. Par contre les États-Unis avaient mis en place le financement de certains séjours dès 1983, avec le système des DRG, sur une période de cinq ans. Durant une dizaine d’années en France, le PMSI va s’étendre progressivement avec des expérimentations, tant dans le secteur public que dans le privé. Ces expérimentations ayant pour but l’étude de la faisabilité d’une tarification sur la base du PMSI. La valorisation de cette activité dans le cadre du PMSI permet de rémunérer cette activité en conséquence.

PMSI est obligatoire pour tous les établissements depuis 2003. PMSI du ministère chargée de la santé. Ce RSS est réalisé le plus tôt possible après la sortie du patient. Depuis la Version 11 mise en place en 2009, ce n’est plus forcément le diagnostic qui a motivé l’effort de ressources. Une infection nosocomiale aussi importante soit-elle ne peut donc plus être codée en DP. Son rôle est d’améliorer la précision documentaire du codage en indiquant la pathologie à l’origine du motif de prise en charge que représente le code  Z . OMS et faisant l’objet d’extensions régulières par le ministère de la santé français.

Pour citer l’expertise de la CNIL de l’époque, cette fonction rendait quasiment impossible un calcul inverse, c’est-à-dire retrouver les données identifiantes du patient. Toutes ces données codées sont saisies dans un logiciel puis exportées vers un logiciel adéquat appelé  groupeur . Il permet notamment de fabriquer le RSS à partir des RUM d’après un algorithme complexe. Les versions de groupage évoluent régulièrement. La classification GHM, régulièrement actualisée, est une classification médico-économique, c’est-à-dire qu’elle tient compte de données économiques pour l’homogénéité des groupes, en plus des données médicales. 4 niveaux de sévérité sont définis par racine de GHM hors ambulatoire. Le nombre des GHM racine est variable au fil de l’évolution de la classification, mais tourne autour des 600.

Il existe ainsi un paiement au forfait pour chaque GHS, qui est le prix réglé à l’établissement pour ce séjour. Les tarifs de GHS sont différents pour les établissements  publics  et les établissements  privés . Le tarif privé est en général plus bas, ne serait-ce que parce que les honoraires des médecins sont facturés à part. Un GHS peut avoir une borne basse, c’est-à-dire un nombre de jours minimum où le patient doit rester hospitalisé s’il appartient à ce GHS : s’il reste moins longtemps, le forfait payé à l’hôpital est abattu d’une certaine valeur fournie dans la grille tarifaire. Le GHS a également une borne haute : c’est la durée maximale au-delà de laquelle il est considéré que l’on sort du séjour « normal » pour ce type de patient. L’information est ensuite transmise à l’assurance maladie pour paiement. Il est différent de celui du MCO, en s’attachant en priorité à la prise en charge, et secondairement seulement aux pathologies.

Il fait référence au degré de dépendance. Par ailleurs il ne s’établit pas sur la base du séjour mais d’une semaine de présence du patient dans l’établissement. Le modèle décrit ci-dessous est en cours de refonte durant cette année 2007, et un nouveau modèle plus fiable sera présenté au cours du mois de juin 2008. L’unité de soins fournit chaque semaine un RHS, résumé hebdomadaire de séjour.

Ce rythme est basé sur la semaine calendaire, c’est-à-dire du lundi 0 heure au dimanche 24 heures. Par exemple, si le patient entre un vendredi dans un établissement et en ressort le mardi suivant, l’unité doit produire deux RHS : un du vendredi au dimanche soir, un autre du lundi matin au mardi. Cependant, les séjours en soins de suite et réadaptation étant souvent prolongés, le nombre de RHS fournis correspond la plupart du temps au nombre de semaines passées dans l’établissement. Motif de prise en charge : Par exemple : Rééducation cardiaque ou Soins palliatifs. Manifestation morbide principale : Par exemple : Insuffisance cardiaque.