Guerre froide et église catholique PDF

Frente Farabundo Martí para la Liberación Nacional. Entraînement d’un soldat salvadorien par guerre froide et église catholique PDF Américain durant la guerre civile. Son arme est un fusil d’assaut M16A1. Camps de réfugiés au Honduras, 1987.


Une minorité dissidente du PC fonde les Forces populaires de libération. Apparait ensuite l’Armée révolutionnaire du peuple, d’orientation socialiste et chrétienne. Une scission de cette organisation entraine la création des Forces armées de la résistance nationale. En 1979, le Parti communiste, jusqu’alors opposé à la lutte armée, constitue les Forces armées de libération nationale.

Dans le souci de donner une image plus modérée, la junte initia un programme de réforme du pays et nationalisa certaines banques et une partie du marché du café et du sucre. Cependant, au même moment, la junte autorisa des membres des  escadrons de la mort , groupes paramilitaires possédant de forts liens avec l’armée, à mener une campagne de terreur contre les dissidents politiques. Les escadrons de la mort exécutèrent également plusieurs meurtres de hautes personnalités. Les pays étrangers, dans leur désir d’hégémonie mondiale, fournissent les armes. Ce sont plusieurs dizaines de milliers de salvadoriens qui furent assassinés par les escadrons de la mort. Pendant cette période, les partis politiques furent de nouveau autorisés à fonctionner. Le 28 mars 1982, les salvadoriens désignèrent une nouvelle assemblée constituante.

Après les élections, auxquelles seuls les partis de droite furent autorisés à figurer, l’autorité fut transférée à Álvaro Magaña Borja, président provisoire choisi par l’assemblée. En 1986, la Commission Salvadorienne des Droits de l’Homme publia un rapport de 165 pages sur la prison de Mariona. Le rapport révéla l’usage courant d’au moins 40 pratiques de torture sur les prisonniers politiques. Des militaires américains auraient supervisé ces actes. L’ambassadrice américaine à l’ONU, Jeane Kirkpatrick, y explique que  Les intérêts stratégique des États-Unis au Salvador ont plus d’importance que la violation des droits de l’homme dans ce pays centraméricain. Monument de la mémoire et de la vérité, dénonçant les violations des droits de l’homme durant le conflit.

Les États-Unis réduisent de moitié l’aide militaire fournie au Salvador, à la suite de la multiplication des pressions internes s’opposant à la poursuite cette aide par le gouvernement de George H. Consécutivement le gouvernement salvadorien fut forcé d’adopter une approche différente face à l’insurrection. En novembre de la même année, le FMLN conduit une offensive sur la capitale. Une vingtaine de positions militaires sont assailles simultanément et les quartiers populaires qui entourent la capitale sont pris par les rebelles. Le 16 novembre, six jésuites impliqués dans le processus de dialogue sont exécutés par des paramilitaires gouvernementaux. Début 1990, suivant une demande des présidents d’Amérique centrale, les Nations unies firent l’effort d’engager des médiations directes entre les deux camps.