HISTOIRE DE LA FAMILLE BONAPARTE DEPUIS SON ORIGINE JUSQU’ EN 1860. PDF

Devise de la République française sur le tympan d’une église. Avec la Constitution française de HISTOIRE DE LA FAMILLE BONAPARTE DEPUIS SON ORIGINE JUSQU’ EN 1860. PDF, la laïcité fonde désormais le pacte républicain et garantit l’unité nationale. Vers une remise en cause ciblée ?


La recherche des origines de la laïcité en France fait naître certaines controverses d’appréciation. Henri Madelin, prêtre et théologien, confirme cette approche. Les développements ci-dessous reprennent les fondements historiques sur lesquels s’appuient ces thèses, sans pour autant les opposer entre elles. Les fondements de la laïcité, c’est-à-dire les bases historiques ayant permis plus tard l’émergence de la laïcité, sont par bien des points issus en premier lieu du sein même de l’Église. Grégoire VII à l’empereur germanique, et où le pape cherche à définir son indépendance et celle de l’Église à côté des pouvoirs politiques, est un point fondamental : par cet épisode est entériné le fait que pouvoirs spirituels et politiques peuvent, et éventuellement doivent, être séparés. Toutefois, Louis XIV se trouve rapidement pris au piège lorsque le gallicanisme et le jansénisme sont trop étroitement liés : le gallicanisme français a en effet un aspect conciliariste qui lui fait déclarer que l’autorité du pape est soumise à l’autorité de l’Église réunie en concile.

Cette position est proche du richérisme. En 1598, l’édit de Nantes marque également une étape importante vers le renforcement du pouvoir royal absolutiste en France. Nantes marque un tournant dans l’histoire des mentalités : sa signature opère une distinction entre le sujet politique, qui doit obéir à la loi du roi dans la sphère publique, et le croyant, libre de ses choix religieux, dorénavant cantonnés à la sphère privée. Toutefois, l’édit de Nantes réaffirme que la seule religion reste le catholicisme.

Il s’agit à l’époque, dans une Europe historiquement monarchique en vertu du droit divin, de contrecarrer le pouvoir du souverain en questionnant notamment celui du clergé. Denis Diderot, dans La Religieuse, condamne les préjugés et les dogmes pour leur opposer une capacité éthique intrinsèque à l’homme. Condorcet, dans Réflexions sur l’esclavage des nègres, s’oppose à l’esclavage au nom de droits naturels de l’humanité. Il défendra parallèlement l’émancipation des juifs et des femmes, développant le principe universel des droits humains.