Histoire des révolutions du Portugal PDF

L’histoire des sciences est l’histoire des révolutions du Portugal PDF de l’évolution de la connaissance scientifique. La science, en tant que corpus de connaissances mais également comme manière d’aborder et de comprendre le monde, s’est constituée de façon progressive depuis quelques millénaires. L’histoire des sciences n’est pas la chronique d’une série de découvertes scientifiques. C’est l’histoire de l’évolution d’une pensée, mais aussi d’institutions qui, dans leurs contextes historiques, offrent à cette pensée les moyens de se déployer, et de traditions qui viennent l’enrichir.


Histoire des révolutions du Portugal. par Montfaucon
Date de l’édition originale : 1859
Collection : Bibliothèque historique et morale

Ce livre est la reproduction fidèle d une uvre publiée avant 1920 et fait partie d une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l opportunité d accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les uvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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L’histoire des sciences n’est pas l’histoire des techniques. Les unes et les autres sont bien sûr liées, mais ne peuvent être identifiées les unes avec les autres. Lorsque l’Homme maîtrise le feu, taille des silex ou invente l’agriculture, il ne fait pas œuvre de science. Elle a un rôle épistémologique et philosophique. Certaines disciplines ont besoin d’histoire : les astronomes ont appris grâce aux observations datées des Chinois ou des Grecs de l’antiquité. Les géologues, les écologistes, les anthropologues, les épidémiologistes, etc. L’histoire des sciences permet de redonner un positionnement précis de l’influence de personnalités ayant agi sur le contexte de la découverte ou de l’avancée des idées.

Par exemple, Michel Morange rappelle que l’influence d’Erwin Schrödinger avec son livre What is life ? A contrario, elle permet de mieux comprendre l’origine et le déroulement de recherches ayant révélé des erreurs manifestes, les pistes explorées infécondes, des pertes de contact direct avec le réel. Elle permet de lever la confusion entre rationalité et scientificité. Les équipes de recherche scientifique regroupent maintenant autour des chercheurs inter disciplinaires, des historiens et des philosophes des sciences avec une vision globale, progressive, communautaire, constructiviste de la Science.

Historiquement, la technique précède la science. Le développement de l’agriculture et de l’élevage ne sont pas non plus sans rapport avec l’émergence de certaines protosciences, le calcul et l’astronomie en particulier. L’homme pense à son environnement depuis la nuit des temps, comme en témoignent les fresques préhistoriques. Article détaillé : Sciences mésopotamienne et babylonienne.

C’est le sumérien qui devient pour la première fois une langue écrite, vers 3300 avant notre ère. Cette écriture fut utilisée au début pour le commerce. Des pictogrammes représentaient des objets et petit à petit, le besoin s’est fait sentir d’étendre le système. C’est sur des tablettes d’argile babyloniennes qu’on trouve la trace des premières mathématiques. Les quatre opérations de base se faisaient à l’aide de tables et la résolution de problèmes pratiques à l’aide de mots détaillant toutes les étapes. Pour le commerce, il était nécessaire de nommer les animaux et les plantes. Mais ils ne se limitèrent pas à une simple énumération, ils les classifièrent et cela dépassait le domaine simplement marchand.

Les Mésopotamiens connaissaient plusieurs maladies et avaient des remèdes pour chacune d’entre elles. Des textes et manuels médicaux avaient même été écrits, mais il semblerait que l’expérience du médecin était la plus importante. Une carte du monde fut même retrouvée, plaçant Babylone au centre et les distances représentées par la durée du voyage et non par les distances réelles. Article détaillé : Sciences dans l’Égypte antique. L’Égypte ancienne, tout comme la Mésopotamie, est issue de la lointaine civilisation du Néolithique.

Son existence et son maintien s’étendent sur plus de 3 000 ans. La civilisation égyptienne est liée à un lieu géographique unique : la vallée du Nil. Le risque d’une alternance entre années de bonnes et de mauvaises crues nécessita le stockage et la redistribution des récoltes dès 3000 avant notre ère. En mathématiques, le nombre pi est utilisé, depuis le Moyen Empire et probablement bien avant sous l’Ancien Empire.

Après les conquêtes d’Alexandre le Grand, la ville d’Alexandrie deviendra le centre intellectuel de l’antiquité méditerranéenne. De surcroît, ce n’est qu’avec les Grecs qu’apparaîtront les démonstrations. Cette différence d’approche entre les Grecs et les Égyptiens est manifeste dans l’histoire de l’astronomie. La science alexandrine, sommet de l’astronomie antique, est essentiellement fille de la science grecque au niveau des modèles, mais elle utilise des éléments égyptiens, par exemple pour le calcul du temps et des dates dans les tables astronomiques.

Outre la cartographie du ciel, les anciens égyptiens maîtrisent la description précise du mouvement du Soleil et le calcul exact des éphémérides. L’ingénierie égyptienne atteint une impressionnante efficacité : les anciens Égyptiens ne mettent que trente ans à construire chacune des grandes pyramides. Du fait de la pratique de l’embaumement, les médecins égyptiens ont acquis une connaissance approfondie de l’intérieur du corps humain. Ils ont ainsi identifié et décrit un grand nombre de maladies. Les sciences grecques héritent du savoir babylonien et, directement à Alexandrie, des connaissances scientifiques égyptiennes. Elles s’organisent autour des centres d’échanges que sont les grandes villes des colonies grecques, qui entourent alors le bassin méditerranéen. Il n’y a d’ailleurs pas de frontière nette entre la science et la philosophie.

La plupart des savants sont à la fois scientifiques et philosophes, pour la simple raison que la science n’est pas encore formalisée. Les deux courants portent en eux un attachement très fort à l’expérience. On parle de science  contemplative  pour désigner l’attitude antique des scientifiques grecs. Les Grecs sont considérés comme les fondateurs des mathématiques, car ils ont inventé ce qui en fait l’essence même : la démonstration.

Il est donc essentiel de comprendre que, pour les Grecs, le calcul ne fait pas partie des mathématiques. C’est l’affaire des comptables — les  logisticiens  suivant le mot grec — et les Grecs sont d’ailleurs de très piètres calculateurs. Le calcul sera avec l’algèbre l’une des grandes avancées des mathématiques arabes. La liste des savants grecs importants est fort longue. Les apports proprement romains sont plus technologiques que scientifiques. Il convient toutefois de mentionner leur architecture, théorisée par Vitruve. On leur doit le développement de la voûte, sans doute empruntée aux Étrusques, qui a permis de remarquables réalisations, par exemple de grandioses aqueducs.