Histoires de censure : Anthologie érotique PDF

Mais tandis que cette série tient histoires de censure : Anthologie érotique PDF place quasi-légendaire dans l’hexagone, elle est cependant considérée au Japon comme assez mineure. Il fonde en avril 1969, presque dès le début de sa carrière, sa propre société, Dynamic Productions, qu’il associe avec Toei Animation pour produire ses séries en manga et en dessin-animé en même temps.


Attention, danger, livres ! Le roman érotique, du point de vue du censeur, s apparente à une bombe malveillante qui n attend que d être ouverte pour exploser et nous corrompre. Il y a danger pour l ordre public, pour la moralité, pour la jeunesse. La présente anthologie s intéresse à la censure française du roman érotique, principalement durant le vingtième siècle. Pour la rédiger, Bernard Joubert a épluché des milliers de documents dans des archives judiciaires et ministérielles souvent inaccessibles au public. Il nous révèle dans quelles circonstances exactes les interdictions et condamnations ont été décidées et quels arguments ont été avancés pour les justifier.

L un des mérites de cette anthologie, c est, au côté d affaires connues de tous (Sade, Flaubert, Baudelaire, Nabokov, Bernard Noël, etc.), d avoir laissé place aux obscurs, aux oubliés, à ceux que la censure a réellement réussi à effacer de nos mémoires Nous y découvrons le tout premier texte de science-fiction érotique, des romans policiers sexy dont les censeurs trouvaient l atmosphère malsaine , des essais farouchement anticléricaux ou militant pour une reconnaissance des homosexuels à une époque où ceux-ci constituaient, selon les lois françaises, un « fléau social ». Quelques personnalités inattendues aussi : Isidore Isou, le père du Lettrisme, le situationniste Raoul Vanegeim, un repris de justice qui ne se fait pas encore appeler Alphonse Boudard ou un pornographe qui entrera un jour à l Académie française.

La censure ne s avoue jamais vaincue. De multiples lois ont été votées durant les années 90, et de nouveaux textes se préparent. Pour comprendre de quel côté est le véritable danger, dans les livres ou chez ceux qui veulent les faire disparaître, il faut avoir connaissance de ce passé.

Ce type de développement parallèle, inauguré en 1972 avec Devilman, provoque cependant au début de considérables écarts esthétiques et scénaristiques. Il est le 4e d’une fratrie de 5 garçons. Un mois avant sa naissance, la bombe atomique américaine est lâchée sur Hiroshima. Inconsciemment, cet événement trouve une résonance dans certains de ses scénarios.

Tout jeune, Gō rêve de créatures et monstres médiévaux qui influencent sa vie et ses jeux avec ses frères. Son esprit s’emplit d’une foule d’images qui ne le quittent pas, même lors de son entrée à l’école primaire en 1952. Son univers intérieur lui suffit et il ne se mêle pas forcément aux autres enfants. La lecture des illustrés entretient son goût du dessin et celui grandissant des personnages féminins forts.

Les Nagai déménagent au nord de Tokyo, dans le quartier de Toshima, et Gō poursuit ses études élémentaires à Otsukagai. Sa passion du crayon finit par insupporter sa famille. Tout support de papier blanc y passe, même les cahiers de ses frères. Il imite les mangas de l’époque, notamment ceux basés sur Godzilla. Cela l’affecte jusqu’au mutisme, se réfugiant dans son monde illusoire. Il revient à la réalité grâce à la sagesse et la patience de son deuxième frère mais les choses ne seront plus comme avant.

Gō n’obtient de bonnes notes que quand il le veut. Au grand désespoir de sa mère et de ses professeurs, conscients de ses possibilités. Le manga reste sa priorité et il continue de perfectionner ses scénarios. Fan d’Osamu Tezuka et Shotaro Ishinomori, il découvre un autre dessinateur, Mitsuteru Yokoyama, notamment ses robots comme Tetsujin 28 Go. Nagai a 16 ans, il est au lycée d’Itabashi et prend 2 résolutions, se faire des amis et être assidu aux cours. Il s’entend bien avec son professeur d’art. Celui-ci sera d’autant plus déçu des envies de manga de son élève.