Il était une fois… La madeleine : Histoire et recettes d’un produit d’exception lorrain PDF

Haut-Rhin qui doit à son sous-il était une fois… La madeleine : Histoire et recettes d’un produit d’exception lorrain PDF une grande partie de son histoire, marquée par des siècles d’exploitation minière. Les terres restituées par l’acte faisaient partie du prieuré de Lièpvre et avaient été enlevées en 1052 au Duc de Lorraine par son propre père Gérard d’Alsace. La ville de Sainte-Marie-aux-Mines doit son nom à l’église de Sainte-Marie Madeleine qui était la paroisse de la partie lorraine. Un document datée de l’année 1317 ne mentionne pas encore l’existence d’une agglomération, mais signale une chapelle consacrée à la Vierge Marie.


Michel Caffier retrace l’histoire de cette « gourmandise lorraine » (Commercy, Liverdun) depuis son invention à Commercy – à la cour du roi Stanislas, en 1755, par une jeune servante, Madeleine Paulmier – jusqu’à son destin commercial actuel. La découverte de la madeleine et son rayonnement doivent beaucoup à Marcel Proust, qui fit de sa dégustation une  » machine à rêver et à se souvenir « . Sa notoriété correspond également à l’évolution du goût culinaire au XIXe siècle (Carême, Grimod de La Reynière, Dumas) et à la démocratisation de la vente et des transports : les madeleines étaient consommées dans les trains des Chemins de fer de l’Est et vendues sur les quais de Commercy par des jeunes filles en costume lorrain. Par la suite, leur destin fut compromis par les difficultés des ateliers de production locaux avant de connaître, de nos jours, une diffusion commerciale jusque dans les rayons des grandes enseignes. Aujourd’hui, la madeleine reste un produit délicat, associé à la notion de fête et vendu en fin d’année dans d’élégantes boîtes en bois.

A partir de 1381, une partie de Sainte-Marie-aux-Mines fut donc inféodée pendant de longues années aux Ribeaupierre, une famille dont le premier personnage connu avec certitude est un certain Egenolphe d’Ursingen dont les premiers témoignages remontent à l’année 1022. Lors de la Révolution de 1789, le prince Max, dernier seigneur héritier du domaine des Ribeaupierre, fut contraint de quitter l’Alsace pour Munich où il devint prince de Bavière. La vie religieuse s’organise alors en fonction de la langue, les pasteurs luthériens germanophones comme les ministres calvinistes francophones étant autorisés par les Ribeaupierre à prêcher à Sainte-Marie-aux-Mines. Sur la rive droite de la Lièpvrette, les ducs de Lorraine, farouches défenseurs du catholicisme romain, ne tolèrent que le culte catholique. La chapelle sur le Pré reconstruite en 1757 continuera à recevoir les offices luthériens jusqu’en 1867.

Le dernier sera célébré le 16 juin de la même année. La chapelle sera démolie en 1881. Trois pierres tombales ont été découvertes lors de la démolition de la chapelle. Réforme vers 1550 et de l’accueil des huguenots, Sainte-Marie-aux-Mines connaît un essor des activités artisanales, telles que le tissage, la passementerie. Des mennonites alsaciens amish en 1815. Suisse centrale et s’exilent en Alsace. Pacifiques, travailleurs, charitables, entièrement consacrés à leur métier, ils tendent à vivre en communautés fermées sous l’autorité de conseils d’anciens.

Ils célèbrent leur culte au domicile de l’un ou l’autre membre de la communauté. Sainte-Marie-aux-Mines se réunit au lieu-dit « la Haute Broque » dans l’une ou l’autre ferme. Les relations avec la hiérarchie catholique sont mauvaises, les curés réclamant souvent leur expulsion au motif que les anabaptistes ne paient pas la dîme. En 1693, sous l’impulsion de Jakob Amman, un ancien arrivé tardivement de Suisse et qui n’approuve pas les évolutions des mœurs de la communauté anabaptiste saint-Marienne, un schisme aura lieu. En 1712, poussé par le clergé catholique, Louis XIV promulgue un décret d’expulsion des anabaptistes en Alsace. Mais cet édit aura peu d’incidence dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines dont la partie lorraine n’est pas concernée par les expulsions. La Révolution de 1789 remet en cause l’équilibre que les anabaptistes ont su trouver au sein de l’ensemble de la population.

Ils ne sont plus considérés comme hérétiques, mais rencontrent d’autres problèmes. Leur statut de fermiers est remis en cause. Certains sont ainsi malmenés, les fermes sont parfois vendues en tant que biens nationaux. Parmi les catastrophes qui endeuillent l’histoire de la cité, on compte un certain nombre d’incendies. Vers 1572, un incendie a lieu dans la partie lorraine de Sainte-Marie-aux-Mines.

Toutes les maisons, sauf 70 furent ravagées par les flammes. Le col de Sainte-Marie-aux-Mines ayant toujours été un lieu de passage stratégique, les armées traversent Sainte-Marie-aux-Mines à chaque guerre. Le col est un lieu d’affrontement pendant la guerre de Trente Ans puis pendant les guerres de Louis XIV. Ainsi en 1673, Louis XIV traverse la ville à la tête de son armée pour prendre possession de l’Alsace en août puis en septembre lors de son retour vers Versailles.

Le 2 septembre 1676, l’armée impériale composée de troupes hétéroclites et indisciplinées, venues de Kaiserslautern, ayant à leur tête des chefs rivaux et souvent incapables, souvent mal payée et mal nourrie mettent le feu dans la partie alsacienne de Sainte-Marie-aux-Mines. En amont du Bréhagotte, le ruisseau d’Hergochamps séparait seul la Lorraine de l’Alsace, et il en est ainsi jusqu’à sa source appelée  la Gineselle . Lorraine et continuèrent à le payer. Borne frontière du pont Bonduron datée de 1722, avec les armes de la Lorraine à gauche et les armes de l’Alsace à droite. Après la réunion de l’Alsace à la France, Louis XIV, en 1669, crut devoir, par un édit spécial, affirmer à nouveau ses droits sur Sainte-Marie, bourg alsacien. La Révolution française a eu pour conséquence de réunifier les deux parties de la ville, dont l’une dépendait des Ribeaupierre et l’autre du Duché de Lorraine. Saint-Pierre qui se trouvait à proximité.