Irak ! crimes de guerre et fiasco politique PDF

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Aujourd’hui en Irak, un ministre a besoin d’un convoi lourdement armé comme escorte pour se déplacer… Ses anges tutélaires ne sont pour autant pas en mesure de le garantir contre une mort violente. Et, sortant de chez lui pour vaquer à ses occupations quotidiennes, se rendre à son travail ou aller au marché, l’Irakien du commun des mortels, qui n’a quant à lui d’autre protection que celle de ses prières, n’est pas sûr de regagner son domicile sain et sauf… Telle est la démocratie et telle est la liberté que George W. Bush a voulu imposer aux Irakiens en abattant Saddam Hussein. Depuis bientôt six ans, l’Irak est devenu un enfer.

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Proche-Orient, situé au nord de la péninsule arabique. L’Irak actuel couvre une grande partie de la Mésopotamie, berceau de grandes civilisations parmi les plus anciennes. C’est sur les berges du Tigre, passant par Bagdad, que l’écriture est née, il y a 5 000 ans.

Ce territoire fit longtemps partie de l’Empire ottoman. Il fut occupé par le Royaume-Uni après la Première Guerre mondiale, puis placé sous un régime de Mandat de la Société des Nations. Depuis, l’Irak a connu trois guerres meurtrières, des répressions sanglantes dont celles des Kurdes et des chiites et plus de dix ans d’embargo. Le gouvernement est actuellement dirigé par Adel Abdel-Mehdi, à la tête d’une coalition dominée par les partis chiites. L’Irak, terme qui vient du perse erak qui signifie littéralement  basse terre , est parfois appelé Bilad ar-Rafidain, littéralement  le pays des deux fleuves .

Dans la tradition arabe, son étymologie est souvent associée au mot arabe araqa qui signifie fertile. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Article détaillé : L’exil des Juifs de Babylone. Bagdad devient la capitale du califat islamique et une des plus grandes villes du monde, au grand rayonnement intellectuel. Article détaillé : Irak sous l’Empire ottoman. Le siège de Bagdad par les Mongols en 1258.

Le Royaume d’Irak devient réellement indépendant le 3 octobre 1932, même si les Britanniques y conservent des bases militaires. Les forces britanniques s’arrêtent aux portes de Bagdad pour permettre au régent, l’émir Abdullah, de rentrer le premier dans la ville. Après la proclamation de l’État d’Israël, la communauté juive irakienne d’environ 125 000 personnes se réfugie massivement en Israël, à la suite du climat d’insécurité qu’elle subit alors en Irak. Dans le contexte de la guerre froide, le Royaume d’Irak entre dans le pacte de Bagdad en 1955 et se lie aux États-Unis. Le 14 juillet 1958, la monarchie hachémite est renversée et le général Kassem prend le pouvoir par un coup d’État.

11 septembre 1961 : nouvelle révolte kurde en Irak. L’insurrection s’amplifie au fil des années. Le régime militaire d’Aref, issu du coup d’État de 1963, ne parvient pas à l’écraser militairement. Le 8 février 1963 : les militants du Baas renversent le gouvernement du général Abdel Karim Kassem. Saddam Hussein, qui poursuivait des études de droit au Caire, revient en Irak et devient, à 26 ans, secrétaire général du parti. Le 18 novembre 1963 de la même année, la révolution du Baas est renversée par Abdula salam Arif, qui s’installe au pouvoir et fait arrêter et éliminer plusieurs têtes dirigeantes du parti Baas soupçonnées de comploter contre lui.

En 1965, Saddam Hussein, toujours en prison, est élu membre du commandement panarabe du parti Baas. Lentement, il accroît son influence et dirige des coups d’éclat tels que l’évasion de plusieurs membres du parti Baas, après avoir gagné la sympathie des geôliers. Le 14 avril 1966, après la mort accidentelle ou criminelle du colonel Abdula salam Aref, son frère, le maréchal Abd al-Rahman Aref s’impose en tant que président de la République d’Irak. Le 17 juillet 1968 : second coup d’État baassiste. Le 11 mars 1970 : accord kurdo-irakien sur l’autonomie du Kurdistan. Il prévoit une participation des Kurdes aux instances suprêmes de l’État et un recensement destiné à délimiter la région autonome. Le 9 avril 1972 : traité d’amitié et de coopération entre l’URSS et l’Irak.

Le 1er juin 1972 : Saddam Hussein nationalise le pétrole irakien. 1970, elle est rejetée par les Kurdes. La révolte reprend et revêt la forme d’une guerre généralisée. Le 5 mars 1975 : Accord d’Alger entre le Chah et Saddam Hussein. L’Iran obtient gain de cause sur les différends frontaliers qui l’opposent à l’Irak et retire son appui aux Kurdes. Le 6 septembre 1975 : Jacques Chirac, alors Premier ministre, fait visiter Cadarache à Saddam Hussein, alors vice-président irakien. Le 16 juillet 1979, Saddam Hussein met Hassan al-Bakr à la retraite.

Ce même jour, date d’anniversaire de la révolution de 1968, Saddam Hussein accède à la présidence à l’âge de 42 ans. Le 22 septembre 1980, contrairement à ce que pense Saddam Hussein, l’Iran offre une résistance surprenante, et une guerre de tranchée de huit ans s’engage. L’Irak utilise pendant cette guerre des armes chimiques, mais aussi des armes plus conventionnelles. Les 17 et 18 mars 1988, Saddam Hussein ordonne à l’armée d’utiliser l’arme chimique contre la ville kurde de Halabja. Le 18 juillet 1988, Téhéran accepte la résolution de l’ONU sur le cessez-le-feu et le retour aux frontières. Articles détaillés : Invasion du Koweït et Guerre du Golfe. Au cours de l’été 1990, les finances de l’État sont au bord de la banqueroute.