L’épopée fantastique cycles & motos (1820-1920) PDF

Sauter à la l’épopée fantastique cycles & motos (1820-1920) PDF Sauter à la recherche Le cyclisme est l’un des sports parmi les plus anciens et les plus populaires en France. Le sociologue Philippe Gaboriau distingue trois âges du vélo en France.


Deux roues en ligne reliées par un cadre, un guidon, une selle, la « machine à courir » tout droit sortie en 1817 de l’imagination du baron Drais von Sauerbronn va connaître, à peine née, un prodigieux développement En seulement un siècle, la draisienne engendre vélocipède, grand-bi, tricycle, tandem, bicyclette, puis tricycle à pétrole que son modeste moteur en devenant de plus en plus puissant métamorphose bientôt en moto. Grâce à l’ajout des pédales au milieu du XIXe siècle, le vélocipède déclenche un phénomène de mode. Le public s’empare de cette nouveauté qui lui offre de se déplacer vite et avec facilité, seul, à deux ou en famille, joignant l’utile à l’agréable. L’engin évolue très vite, décliné en de nombreuses catégories pour s’adapter aux situations les plus variées, des compétitions sportives aux jeux, concours et promenades, sans compter les modèles pour enfants. Ce catalogue, en présentant une sélection de pièces exceptionnelles conservées au musée de la Voiture à Compiègne, accompagnées d’estampes, dessins et publicités, entraîne le lecteur dans le sillage des Incroyables et des Merveilleuses au coeur de l’épopée fantastique des cycles et motos.

Durant cette période, le vélo est inaccessible aux classes populaires du fait de son prix élevé et la pratique cycliste est le fait de la  classe de loisir , aristocratique puis bourgeoise. Le cyclisme apparaît en France en 1818 avec le dépôt par le baron Karl Drais du brevet du  vélocipède , également appelé couramment  draisienne . Le vélocipède est l’objet d’une mode éphémère à Paris, ainsi qu’à Londres, dans les milieux aristocratiques et dandys, qui en font un usage ludique. En 1861, le carrossier et charron parisien Pierre Michaux et son fils Ernest inventent la pédale, qu’ils fixent sur l’axe de la roue avant. Une vingtaine de compétitions féminines ont lieu en France entre 1868 et 1870, dont la première à Bordeaux.

La pratique bourgeoise du vélocipède est  une pratique sociale ,  étroitement à la mode vestimentaire. La bicyclette, ou  safety , dotée d’un pédalier à chaîne faisant de la roue arrière la roue motrice, et le pneumatique, qui seront à l’origine de l’engouement durable pour le vélo, y sont inventés et industrialisés. Après la présentation de la bicyclette lors de l’Exposition universelle de Paris de 1889, l’industrie française du cycle connaît un nouvel essor. Une étape importante est franchie en 1891, avec la création de deux courses hors du commun : Bordeaux-Paris et Paris-Brest-Paris. Les courses sur piste sont à cette époque très populaire.

Paris est, avec Londres et New York, une des places fortes de ce sport et ses vélodromes attirent les meilleurs pistards du monde, qui y courent devant un public essentiellement masculin, jeune et issu des classes urbaines aisées. La bicyclette permet à la bourgeoisie de s’adonner au tourisme. La pratique cycliste permet aux femmes de  sortir des limites imposées et de libérer ses mouvements. L’aspect utilitaire de la bicyclette est également mis à profit pour accroître leur rendement par  les médecins, les notaires, les huissiers, voire les curés de campagne . Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.