L’Abîme blanc PDF

J’ai troué l’abat-jour bleu des limitations colorées, je suis sorti dans le blanc, l’Abîme blanc PDF à ma suite, camarades aviateurs, dans l’abîme, j’ai établi les sémaphores du Suprématisme. Kasimir Malevitch, Du cubisme et du futurisme au suprématisme. Entrée  monochrome  du dictionnaire Larousse de la peinture.


Il passe, s’efface, saisit au vol tes paroles qui émiettent leur appel sur fond d’absence, d’effacement et de souci, toujours prêtes à surgir de l’abîme blanc, à te dire l’impossible, si facile et familier, à te prendre, te reprendre, t’entreprendre, pour se cacher derrière toi, devant ce que tu es, loin devant, à côté, invisible à force de proximité, attirant vers soi ton souffle dans le sien qui le fait naître, le retient, le reçoit, le refait, et le désire plus que toi, seul aimé. Jean Mambrino

Cela étant, Alphonse Allais décrivit dans une nouvelle, dès les années 1880, une série d’œuvres dites  monochroïdes  aux arts incohérents, faisant de lui un précurseur en la matière. Voir Alphonse Allais, Album primo-avrilesque, Paris, P. Denys Riout, La Peinture monochrome, 1996, Folio Essais, 2006, chapitre II. Suprematist Composition: White on White sur le site du MoMA. Parcours dans les collections modernes et contemporaines 2011-2012 , dans Dossiers pédagogiques, Centre Pompidou, 2012. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 28 juillet 2018 à 10:52.

MEMOIRE ou MEMOIRES, comment s’en servir ? Le terme mémoire nous vient de la déesse Mnémosyne, aux charmes certains puisque Zeus y succomba pendant 9 nuits, laissant la belle Mnémosyne engendrer les 9 Muses de la connaissance. C’est dire son importance auprès des Grecs de l’Antiquité. Cicéron jusqu’à Charlemagne, et ainsi jusqu’à la Renaissance. Réhabilitée, Mnémosyne livre peu à peu ses secrets et on sait qu’aujourd’hui il n’existe pas une aire cérébrale de la mémoire, mais de nombreuses régions impliquées dans le processus de mémorisation.

Avec l’arrivée de l’imagerie cérébrale, la Mémoire vit un nouvel « âge d’or ». Sœur incontournable de l’oubli, fondement de l’identité personnelle, la mémoire s’appuie sur notre passé, organise notre présent, usurpe notre futur. Lors de sa conférence, donnée au Symposium de Neuroeducation de Collioure de 2014, le professeur Jacques Touchon définit les différents circuits de mémoire. Il est le directeur de l’Unité de neurologie comportementale et dégénérative au CHU de Montpellier. Dorénavant, si nous parlons davantage de « mémoires » que de « mémoire », c’est bien parce que la mémoire est multiple: court terme et long terme, implicite et explicite, épisodique et sémantique, procédurale enfin. Cette mémoire court terme est de durée extrêmement brève. Nous percevons un flux d’informations bien plus dense que nous ne le pensons.

Au gré de leur pertinence et de l’évaluation qu’on leur donne, des associations,  des apprentissages, certains éléments sont retenus par la mémoire court terme, d’autres pas. Les éléments retenus peuvent être sélectionnés au-delà d’une tâche précise à réaliser et s’inscrire ainsi dans le long terme. Touchon, ce passage au long terme peut se faire consciemment  à la suite d’un effort cognitif: c’est la mémoire explicite. Il peut aussi se faire inconsciemment, sans effort de mémorisation: c’est la mémoire implicite. La mémoire long terme elle-même se décline en trois modalités : épisodique, sémantique et procédurale.