L’amitié entre princes. Une alliance franco-espagnole au temps des guerres de Religion (1560-1570) PDF

L’alliance franco-ottomane est également un épisode important des relations entre la France et l’Orient . Moyen-Orient sous Sélim L’amitié entre princes. Une alliance franco-espagnole au temps des guerres de Religion (1560-1570) PDF, Soliman, le fils de Selim, parvient à étendre l’emprise ottomane à la Serbie en 1522.


Les relations entre souverains sont-elles d’essence guerrière ? L’affrontement direct, le mode privilégié de règlement des conflits ? Et, finalement, les expériences de rapprochement, de simples trêves ? La plus longue période d’apaisement entre les deux Grands du XVIe siècle, consécutive à la paix de Cateau-Cambrésis (1559), apporte des réponses inattendues.
Avec le déclenchement des guerres de Religion, le rapport de force entre les rois de France et d’Espagne, demeurés rivaux pour la prééminence en Europe, devient nettement favorable au second. Dans ce contexte instable se révèle également une volonté mutuelle d’entretenir leur amitié. Lien politique et social plus qu’affectif, elle est alors fondée sur l’entraide. Une association dynastique, des efforts conjoints contre la Réforme et le choix de trancher les différends à l’amiable ou de les éluder en ont été les piliers.
Dans l’amitié réside toute la particularité de l’Europe des princes : devant s’accorder avec l’intérêt de chacun, elle n’adopte que la forme des rapports intimes et profonds exaltés par Montaigne, tout en se distinguant fondamentalement de la realpolitik contemporaine. Non seulement elle imprime sa marque à l’ensemble des actes de la diplomatie, mais l’amitié incarne aussi l’idéal des relations entre les souverains chrétiens, voués à s’unir et à s’aimer.

Des contacts précoces semblent être pris entre les Ottomans et les Français. 1483, tandis que Zizim, son frère et rival pour le trône ottoman, est détenu en France, à Bourganeuf, par Pierre d’Aubusson. La France a déjà cherché des alliés en Europe centrale. Pologne et en Hongrie entre 1522 et 1525. Après la défaite française à Pavie, le 24 février 1525, face aux troupes de l’empereur Charles Quint, la recherche d’alliés en Europe centrale s’intensifie.

L’alliance est une occasion pour les deux souverains de lutter contre les puissants Habsbourg. Madrid lorsque les premiers efforts visant à établir une alliance sont engagés. Il n’est pas étonnant que des empereurs soient défaits et deviennent prisonniers. Prenez donc courage, et ne vous laissez pas abattre. Nous aussi nous avons marché sur leurs traces. Nous avons conquis en tout temps des provinces et des citadelles fortes et d’un difficile accès.