L’Aquarelle : De Dürer à Kandinsky PDF

En raison de l’accès limité au réseau Internet, le projet avance lentement. 1980, toutefois, la communauté bénéficie d’un accès régulier à Internet, l’Aquarelle : De Dürer à Kandinsky PDF le rythme de croissance des publications s’accélère. Parallèlement, en 1978, le Conseil des Arts du Canada créé Canadiana, un organisme sans but lucratif visant la préservation du patrimoine canadien et à sa mise en ligne.


Petite voix fluette couverte par l’orchestre de la grande peinture, l’aquarelle joue rarement les premiers rôles dans l’histoire de l’art études préparatoires, travaux de décorateurs ou d’entomologistes, divertissements de jeunes filles victoriennes, tels sont, semble-t-il, ses domaines d’élection. Et pourtant… José de Los Llanos trace le parcours original de cette technique, depuis la Renaissance jusqu’à l’art abstrait, depuis Dürer l’inventeur, jusqu’à Kandinsky qui utilisa l’aquarelle pour franchir la frontière du monde sans objet, de l’abstraction. Et ce parcours de l’aquarelle est bien différent de celui de la peinture à l’huile. Ce n’est pas, pour commencer, la voie royale Florence-Rome-Venise : l’aquarelle n’est pas une technique italienne. C’est une forme d’expression des voyageurs du Nord, des Allemands, des Flamands, et au XVIIe siècle de ces Français migrateurs que furent Poussin et Le Lorrain. Au XVIIIe siècle, c’est par l’aquarelle que l’art anglais bouleverse l’Europe, atteignant des sommets inégalés avec Cozens, Girtin, Bonington, et d’autres. Accompagnant ensuite, mais toujours en contrepoint, les révolutions artistiques du XIXe siècle, on retrouve l’aquarelle comme médium des maîtres de l’art moderne à ses débuts, de Manet à Derain, de Daumier à Klee, de Cézanne à Picasso.

En 1993, John Mark Ockerbloom crée Online Books Page. Contrairement au projet Gutenberg, ce projet cherche à répertorier et réunir différents textes numériques anglophones déjà publiés, au sein d’un point d’accès unique. En 1995, Jeff Bezos crée Amazon. La presse, dans son sens large, commence alors à se mettre en ligne. De son côté, Brewster Khale fonde Internet Archive. En 1997, la Bibliothèque nationale de France crée Gallica. En 2000, le logiciel de lecture Mobipocket est créé.

Le Gemstar ebook devient alors la première tablette de lecture numérique officielle. En 2001, Adobe Flash Player lance son premier logiciel gratuit qui permet la lecture de fichiers numériques. L’année 2001 marque enfin la création du premier smartphone. En 2004, la compagnie Sony produit sa propre tablette. En 2007, Amazon commercialise Amazon Kindle, ou Kindle, qui permet à l’entreprise de se spécialiser dans la lecture numérique, alors qu’elle se concentrait jusque là sur l’édition numérique. 2008, la qualité de lecture sur l’écran des liseuses s’améliore considérablement.

De nombreux éditeurs commencent dès lors à distribuer, sous format électronique, des livres tombés dans le domaine public. Au même moment, pour une question de coûts et de rentabilité, certains éditeurs commencent à publier leurs auteurs de cette manière. Cet usage est toutefois fautif puisque, comme sa définition l’indique, le livre numérique est un fichier numérique et non l’appareil électronique qui permet de le consulter. C’est la  transposition à l’identique d’un livre papier en version numérique . Le livre numérique homothétique respecte les limitations physiques du livre malgré l’absence de ces limitations dans un environnement numérique. Il s’agit de la forme la plus répandue et de la première à être apparue.