L’art des sculpteurs taïnos, chefs-d’oeuvre des Grandes Antilles précolombiennes PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Reconstitution l’art des sculpteurs taïnos, chefs-d’oeuvre des Grandes Antilles précolombiennes PDF’un village taïno à Cuba.


L’origine des indiens taïnos est controversée. Carte des différents groupes Taino avant le contact européen. Bohiques, chamans ou prêtres qui représentaient les croyances religieuses et le Cacique connu aussi sous le nom de « Guare », chef de la tribu ou « Yucayeque ». De plus, il existait un chef suprême auquel les Caciques devaient verser un tribut. Pour l’île d’Hispaniola, voir l’article Cacicats d’Hispaniola. Les Taïnos dénomment cacique le chef d’une unité territoriale dont le pouvoir se limitait à un yucayeque, un hameau, une vallée, etc. Les peuples étaient organisés dans les clairières de la forêt, à l’intérieur des terres, avec deux types d’habitats : le bohío, circulaire, habitat commun des de du yucayeque, et le caney, plus grand et rectangulaire où habitait le cacique avec sa famille.

Les habits des Taïnos étaient pauvres, en partie à cause du climat peu rigoureux. Les deux sexes s’appliquaient de la peinture corporelle noire, blanche, rouge et jaune. Ils décoraient leur corps de tatouages religieux pour se protéger des mauvais esprits, et ornaient leurs oreilles et lèvres avec de l’or, de l’argent, des pierres, os ou coquillages. Les caciques pratiquaient la polygamie, peu fréquente parmi le commun du peuple. La relative richesse des caciques et leur statut permettaient à ceux-ci d’avoir plusieurs épouses et enfants. Enfin, on peut citer comme explication les guerres constantes contre les Caraïbes qui diminuaient le nombre d’hommes disponibles. Les caciques taïnos reçurent pacifiquement les conquistadors, en les considérant, à l’instar de tant d’autres peuples des Amériques, comme des dieux venus du ciel.

Cependant, suite aux mauvais traitements qu’ils reçurent des nouveaux arrivants, les caciques organisèrent leurs forces et rejetèrent leurs agresseurs qui avaient pour but de les asservir. Le monde taïno était divisé en quatre parties et un centre que gouvernaient respectivement le soleil et son jumeau Guatauba, tous deux fils du Dieu Yocahú, créateur des montagnes et du feu. Dans la structure politico-sociale, de caractère théocratique et guerrier, le cacique et le bohique représentent les pouvoirs surnaturels du dieu de la nuit. Cependant, le trait le plus caractéristique de la mythologie taïno fut de comparer les esprits aux hommes, animaux, plantes et aux êtres inanimés. Cet animisme conférait au chaman de grands pouvoirs du fait qu’il était le seul être capable de dominer les esprits.

Dans les musées de Porto Rico et de Saint-Domingue, on peut admirer une grande quantité de ces étranges idoles, les cemíes, dont la forme a suscité parmi les ufologues les croyances et spéculations les plus folles. Sur toutes les grandes Antilles les archéologues ont découvert des terrains de pelote. Les Taïnos la pratiquaient vraisemblablement avec la même ferveur rituelle. Ils en connaissaient parfaitement la signification symbolique.

Le terrain de pelote se dit « Batu ». Maguana pourrait expliquer la raison pour laquelle le roi de ce dernier état « Caonabo » se permettait de se déplacer librement avec son armée sur toute l’ile au mépris du pouvoir de tous ses voisins. Lors du premier voyage de Christophe Colomb, Caonabo fâché de l’accueil que lui ont accordé les deux rois de l’Ouest « Guacanagari » et du Nord « Garioneix », va venir jusque dans la baie de Samana au cœur de l’état du Magua pour attaquer les caravelles espagnoles. Les Taïnos ignoraient les notions de propriété privée et d’État.

La principale activité économique des Taïnos était l’agriculture, pour laquelle ils effectuaient des semailles qu’ils appelaient conucos. Ils cultivaient les variétés douces et amères du manioc, pour lequel ils utilisaient de l’engrais et un système d’irrigation, parmi les autres cultures importantes dans la vie des Taïnos : la pomme de terre, le maïs, la cacahuète, le piment, l’ananas, la patate douce, le coton et le tabac. Ils chassaient de petits rongeurs, des iguanes, quelques variétés d’oiseaux et de serpents, ils pêchaient à l’hameçon, aux filets, ou avec du poison, etc. Ils fabriquaient divers types d’objets tel le hamac qu’ils appelaient coy. Ils se distrayaient de diverses manières : danse, musique et jeu de pelote. Ce dernier appelé batu se jouait dans les batey. Les principaux rituels mettaient en scène des danses sacrées appelées areytos accompagnées de divers instruments, principalement du tambour.

Le tabac était une des plantes les plus utilisées . L’arbre de cohoba était utilisé au cours d’une cérémonie religieuse « le rituel de la cohoba » où le cacique, le bohique et les nitaìnos entraient en contact avec les esprits. Espagnols, on estime que la population globale des Antilles était de 230 000 habitants, dont la majorité était des Taïnos. Cinquante ans après le début de la colonisation, en vertu des raisons évoquées précédemment, ils avaient quasiment tous disparus. Porto Rico est une exception puisqu’il subsiste des Taïnos.

La situation précoloniale des Caraïbes reste un objet d’étude mal connu. Cette situation est d’autant plus difficile à connaître précisément qu’elle était vraisemblablement en cours de mutation lors de l’arrivée des Européens avec l’extension progressive des territoires Caraïbes. Plusieurs auteurs remettent en question l’arbitraire des séparations entre les différentes ethnies. Ainsi, les Taïnos peuvent être considérés comme des Arawaks car ils parlaient une langue arawakienne. Européens durant la conquête de la région, ou des maladies introduites par les colons. La vision eurocentriste prétend que lorsque les premiers navigateurs européens arrivèrent aux îles, les Taïnos étaient en train d’être vaincus par une ethnie rivale, les Caraïbes.

Certaines analyses contestent ce fait et parlent plutôt d’un seul peuple constitué en plusieurs groupes. Qui dériverait de Kanibe ou Karibe, ethnonyme désignant les ennemis des Taïnos. Christian Duverger,  Espagnols-indiens : le choc des civilisations , dans L’Histoire, no 322, juillet-août 2007, p. El uso del ADN mitocondrial para descubrir las migraciones precolombinas al Caribe , kacike. Hannes Schroeder, Martin Sikora, Shyam Gopalakrishnan, Lara M. Cassidy, Pierpaolo Maisano Delser et al. Musées de la Ville de Paris, 1994, 269 p.

Columbus, Yale University Press, 1992, 211 p. Leyendas, mitos, cuentos y otros relatos taínos : el primer pueblo que vio Cristóbal Colón, Buenos aires, Longseller, 2008, 94 p. Fontenaille, La Dernière Reine d’Ayiti, Rouergue, coll. Cramen Bertrand,  Un peuple prospère et pacifique, les Taïnos , sur clio. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 15 octobre 2018 à 11:23. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le.