L’homme aux deux visages : Jean Moulin, René Bousquet : itinéraires croisés (Documents Français) PDF

Les Clayes sous Bois Monument Jean Moulin. Lyon par Charles de Gaulle pour unifier les mouvements de la Résistance. Il dirigea le Conseil l’homme aux deux visages : Jean Moulin, René Bousquet : itinéraires croisés (Documents Français) PDF de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Un cénotaphe lui est dédié au Panthéon où se trouvent les tombeaux des grands hommes de la République française.


« Les itinéraires croisés de Jean Moulin et de René Bousquet sont fascinants : même milieu petit-bourgeois, radical, franc-maçon, républicain. Même ambition de provinciaux qui rêvent de gloire. Même carrière préféctorale jusqu’en 1940, avec un Bousquet plus courageux et plus brillant. Or, l’un devient progressivement un « héros » et l’autre un « salaud »…
Etait-ce écrit ? Non. La vie est pleine de carrefours et de chemins de traverse. Qui se souvient que Moulin a été durant six longs mois un préfet diligent du régime de Vichy avant d’être mis à la retraite d’office ? Ne l’eut-il pas été, que serait-il devenu ? Bousquet est pris dans l’engrenage de l’ambition bureaucratique, mais tout en planifiant la rafle du Vel d’Hiv, il aide des résistants. Quel aurait été son destin si, au moment où il est relevé de son poste de Secrétaire général à la police en 1943, il avait rejoint la Résistance, puisque la victoire alliée se dessinait ? Et si l’on avait permuté les fonctions, l’un officiant auprès de Cot et l’autre de Laval, les influences respectives auraient-elles déterminé des comportements symétriques ?
Ce livre suit pas à pas les deux hommes et tente de comprendre les évolutions psychologiques, les concours de circonstance, les hasards, les moments de vérité. Une vie n’est jamais complètement écrite. Il n’y a pas un ADN du bien et du mal : c’est une lente évolution qui fait pencher d’un côté ou de l’autre… »

Antoine-Émile Moulin, professeur d’histoire-géographie dans cette ville, et de Blanche Élisabeth Pègue. Au lycée Henri-IV de Béziers, il est un élève moyen. Plus tard, et dans la lignée de son père, élu conseiller général de l’Hérault en 1913 sous la bannière radicale-socialiste, Jean Moulin se forge de profondes convictions républicaines, suivant avec assiduité la vie politique nationale. Après une formation accélérée, il arrive dans les Vosges à Charmes le 20 septembre et s’apprête à monter en ligne quand l’armistice est proclamé. La qualité de son travail l’amène à être promu chef-adjoint de cabinet fin 1920. En 1921, il obtient sa licence en droit. Le 6 février 1922, il entre dans l’administration préfectorale en tant que chef de cabinet du préfet de la Savoie, à Chambéry, poste très important pour son âge, sous la présidence d’Alexandre Millerand.