L’homme et le mystère du Cosmos : Sous le regard de Teilhard de Chardin PDF

Autoportrait subjectif du physicien et philosophe moniste Ernst L’homme et le mystère du Cosmos : Sous le regard de Teilhard de Chardin PDF, censé illustrer l’unité du  moi  et du monde. Le monisme est la position philosophique qui affirme l’unité indivisible de l’être. Dans son expression moderne, il soutient l’unicité de la substance qui compose l’univers.


Prenant acte de l’infinie complexité de l’univers, organisé par des forces et des ondes invisibles qui nous structurent également, nous, êtres humains, l’auteur, dans la lignée des réflexions de Teilhard de Chardin, interroge la valeur ontologique d’une telle construction : la rationalité qu’elle renferme n’est-elle pas le signe d’une intelligence intégrée au cosmos ?

L’unité fondamentale du cosmos ou de l’univers y rend la matière et l’esprit indissociables. Sur le plan de la connaissance, le monisme interdit de dissocier les sciences de la nature et celles de l’esprit. Il l’introduit dans sa classification des grands courants de pensée philosophique pour distinguer les théories selon lesquelles la réalité doit être ramenée à un seul principe ou une seule substance, des théories  dualistes  pour lesquelles l’âme et le corps sont deux substances différentes. Il désigne alors un système philosophique naturaliste qui explique le monde en dehors de toute révélation divine par un principe unique, naturel et immanent. Dans ce contexte, le monisme fait référence à une philosophie continuiste de l’Être, fondée sur l’idée d’une continuité et d’une unité fondamentale de la nature organique avec la nature inorganique, et sur l’abolition des frontières traditionnellement installées entre le végétal et l’animal, ou encore entre l’animal et l’humain. L’être désigne chez lui ce à quoi participent tous les êtres particuliers sans exception.

Puisqu’en lui-même rien ne saurait le diviser, l’accroître ou le diminuer, il est unique, sans commencement ni fin. Aristote critique le caractère séparé des Idées ou essences du système platonicien. Ce monisme matérialiste s’appuie sur le caractère exclusivement immanent de la causalité qui régit les phénomènes naturels et humains. A la même époque apparaît, avec Zénon de Kition, une autre école de pensée moniste, le stoïcisme, parfois identifié à une forme de matérialisme. Les stoïciens considèrent que les parties de leur doctrine forment un tout organique et qu’aucune d’entre elles n’est préférable à une autre, ou plus fondamentale qu’une autre.