L’image corps : Figures de l’humain dans l’art du XXe siècle PDF

Le Conseil d’État comprend 231 membres en activité l’image corps : Figures de l’humain dans l’art du XXe siècle PDF 408 agents. Comment sont recrutés les membres ?


Ce livre n’est pas l’inventaire exhaustif des figurations du corps humain par l’art du XXe siècle. Comment, d’ailleurs, pourrait-il l’être ? Le sujet est, par nature, inépuisable. Ce livre, plutôt, se promène entre des figures, des manières de présenter, d’installer sur la scène artistique le corps des hommes, morphologie, postures et engagements confondus. Il dresse un tableau, à son tour : celui de l’ «image corps», tableau fait des formes multiples qu’adopte sur le plan plastique le corps ainsi qu’en ont usé les artistes au cours d’un siècle riche en péripéties esthétiques. Du corps, cette substance privée et publique que la vie nous impose au quotidien, Antonin Artaud put parler comme d’ «un champ de guerre où il serait bon que nous revenions». Tel est l’objet de cette étude. Car la conscience de soi du sujet occidental, aussi indécise que flottante, n’est pas sans générer une guerre portée jusque dans le périmètre de la représentation de la figure humaine. Le corps que les artistes vont tendre au regard, du coup, se révèle divers, contradictoire souvent, unifié jamais. Figure de gloire pour les uns, qui sanctifient son extrême beauté ou le réquisitionnent à des fins de propagande, il devient figure de souffrance pour d’autres, réactualisant, eux, le thème de la Crucifixion et de la chair de douleur. Figure propice, pour certains, au jeu ou aux mises en abîme de la sexualité ou de la vie sociale, il se fait, pour d’autres encore, figure de monstruosité, voire matière carrément quelconque. Nombre d’artistes, pour finir, préfèrent mettre en scène non le corps mais sa disparition. Le corps en images, l’ «image corps» ? Oui, de toute façon, même au risque de l’effacement. La paix, non. On l’aura compris : tel que l’art du XXe siècle l’a offert à l’oeil du spectateur, le corps est moins que jamais une figure neutre. Un espace de conflits plutôt, trouble décalque de l’instabilité de la condition humaine.

Agrégé d’Histoire, docteur en Histoire de l’art. Paul Ardenne est maître de conférences â l’université de Picardie Jules-Verne d’Amiens (faculté des arts). Collaborateur des revues Art press et Archistorm, il a publié ces dernières années plusieurs études consacrées à la création vivante en arts plastiques, notamment Art, l’âge contemporain (1997). Pratiques contemporaines : l’art comme expérience (1999), L’Art dans son moment politique (2000). Extrême (2006), Art, le présent-La création plasticienne au tournant du XXIe siècle (2009).

Et les agents du Conseil d’État ? Découvrez la justice administrative en France, son organisation et ses métiers. Informations contentieuses et actualités du Conseil d’État. L’ordre public,  nul n’a jamais pu en définir le sens, chacun en vante l’obscurité et tout le monde s’en sert .

Cet avertissement du professeur Malaurie est, à n’en pas douter, présent dans nos esprits, alors que nous allons tenter aujourd’hui de le démentir dans le cadre de ce colloque. Nous nous efforcerons en effet d’appréhender cette notion, de mieux la définir et d’en analyser la ou plutôt les fonctions. Mais, sous cette affirmation, le doute affleure, car le maniement du concept d’ordre public révèle rapidement sa polysémie et, à tout le moins, sa dualité. En effet, deux conceptions émergent qui, si elles se recoupent en certains points, ne se superposent pas complètement. Il appartient à la police administrative de sauvegarder cet ordre, fût-ce en restreignant l’exercice des libertés.

Le risque de troubles à l’ordre public, pris dans sa dimension matérielle ou immatérielle, justifie l’édiction de mesures restreignant l’exercice de certains droits ou libertés afin de garantir, dans la sphère publique, la permanence d’un ordre lui-même envisagé comme nécessaire à leur effectivité, et ce y compris lorsqu’il s’agit de protéger les individus contre eux-mêmes. Ces restrictions s’opèrent sous le strict contrôle du juge. Comme le rappelait le commissaire du gouvernement Corneille en 1917,  la liberté est la règle et la restriction de police, l’exception . Cette conception de l’ordre public s’inscrit dans sa finalité même qui est d’assurer l’exercice effectif des libertés et des droits fondamentaux en garantissant dans la Cité les conditions d’une vie sociale propice à leur sauvegarde et leur épanouissement. L’ordre public ne peut être placé au même niveau que les libertés, mais il entre avec elles dans un rapport dialectique aux fins de mieux les garantir.

Au-delà de cette première approche, la notion d’ordre public a un champ et un contenu plus vastes qui embrassent d’autres exigences essentielles de la vie en société. Les polices administratives dites  spéciales  illustrent la diversité des objectifs poursuivis au nom de l’ordre public. La notion d’ordre public lato sensu permet en outre d’encadrer certaines prérogatives ou facultés des personnes publiques ou privées, afin d’assurer la préservation de valeurs essentielles de la vie en société. C’est qu’en effet l’Etat n’est pas seulement le protecteur des libertés et des droits fondamentaux. Il porte des projets collectifs et il est souverain.

Cette conception de l’ordre public a également trouvé un écho en droit public français. Ainsi, le principe de libre concurrence est au nombre des règles essentielles qui composent l’ordre public économique et il légitime, à ce titre, des restrictions et un encadrement des pouvoirs des personnes publiques ou de la liberté des acteurs économiques. Paraphrasant l’expression de Jean Boulouis, le professeur Seiller souligne que  la police est l’ombre des libertés éclairées par la lumière du siècle . Cette lumière, comme le jour, évolue. Elle s’adapte aux changements économiques et sociaux et à ceux des comportements humains. Texte écrit en collaboration avec Sarah Houllier, magistrat administratif, chargée de mission auprès du vice-président du Conseil d’Etat. L’influence du droit européen sur les catégories du droit public, Dalloz, 2010, p.

Article 1er de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :  Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Rials, Dictionnaire de la culture juridique, PUF, 2003, p. Article 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :  La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. Petit,  La police administrative , in P. Voir à cet égard l’article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen :  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Seiller,  La notion de police administrative , RFDA, 2015, p.

Conseil d’Etat, Etude relative aux possibilités juridiques d’interdiction du port du voile intégral, Rapport adopté par l’assemblée générale plénière du Conseil d’Etat le 25 mars 2010, pp. Petit,  Les ordonnances Dieudonné : séparer le bon grain de l’ivraie , AJDA, 2014, p. L’ordre public à la fin du XXe siècle, Dalloz, 1996, pp. L’ordre public : ordre public ou ordres publics.

Ordre public et droits fondamentaux, Actes du colloque de Caen, 11-12 mai 2000, Bruylant, 2001, pp. Hauriou, Précis de droit administratif, 10ème édition, 1921, p. Seiller dans  La notion de police administrative , op. Voir notamment la loi du 5 avril 1884 relative à l’organisation municipale dont les dispositions ont été reprises à l’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales. Dans l’ordonnance du 9 janvier 2014, Ministre de l’intérieur c.