L.R. Les silences d’un résistant PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Son œuvre la plus célèbre est Le Silence de la mer, publiée clandestinement en 1942. Plaque commémorative sous le Pont des Arts. L’histoire de son père a inspiré la nouvelle La Marche à l’Étoile publiée pendant l.R. Les silences d’un résistant PDF’Occupation.


Cofondateur de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) en 1927, engagé volontaire en 1940, évadé du Stalag où il était retenu prisonnier, L.R. est ce qu’on appelle un résistant de la première heure. Membre actif puis chef de la principale filière d’évasions de France, via Gibraltar, au sein du Special Operations Executive des services secrets britanniques, celui qu’on appelle alors Lucien, qui sera Lucien Rachet, et plus tard Socrate, devient agent des services français en 1943. Ses missions le conduisent en France, en Espagne, à Alger, à Londres où de Gaulle, en mars 1944, lui confie personnellement le soin de restructurer la Résistance dans la perspective de la Libération.

Quelle singulière trajectoire que celle de ce juif russe immigré, né en 1905, et naturalisé français en 1938 ! De Jacques Chaban-Delmas à Pierre Mendès France, du général Koenig au général de Gaulle, de Joseph Kessel à Pierre Dac et bien d’autres, son itinéraire défile sous nos yeux. Sont ici restitués sans maquillage les figures de la Résistance, en ses rivalités comme en ses fraternités profondes, ses zones d’ombre et ses hauts faits d’armes.

S’appuyant sur des archives officielles, françaises et britanniques, ainsi que sur des documents familiaux inédits, François Rachline revisite tout un pan de notre histoire. Il en offre une version humaine et inattendue au fil d’une enquête saisissante sur un homme : son père.

Chassée par un des siens, converti et devenu évêque, et que gênait la présence de cette famille juive, elle a émigré en Hongrie. Hongrie et attiré par l’idée de la France comme pays de la liberté et des arts. Il y lance un commerce de livres populaires, essentiellement des  feuilletons dominicaux diffusés surtout en province, dans les campagnes, dont les auteurs avaient été cédés à cet effet à prix réduit : Balzac, Hugo, Eugène Sue, mais aussi Paul Féval ou Jean de La Hire. Ou encore cette Histoire populaire de la France.

Jean Bruller effectue ses études primaires et secondaires à l’École alsacienne à Paris. Dès 1921, il devient dessinateur humoristique et illustrateur dans la lignée de Gus Bofa. Il publie ses premiers dessins dans la revue Sans-Gêne grâce à Maxime Ferenczi que connaît son père. Il rédige ses premières chroniques Les Propos de Sam Howard dans l’hebdomadaire Paris-Flirt en 1923-1924 sous l’influence des Contes profitables d’Anatole France. Il y dessine et rédige une chronique appelée Les Propos d’un Huron. En 1924 il met fin à l’expérience pour suivre sa formation militaire à Saint-Cyr-Coëtquidan.

Il effectue ensuite six mois de service militaire à Tunis, jusqu’au printemps 1925. Il illustre en 1930 l’album pour enfants Patapoufs et Filifers, fable d’André Maurois sur les méfaits de la ségrégation. En 1931 il se marie avec Jeanne Barrusseaud, le couple se séparant en 1948. Pacifiste jusqu’en 1938, il est mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale à Mours-Saint-Eusèbe près de Romans au pied du massif du Vercors.

En 1960, il fait partie, avec Sartre, des signataires du Manifeste des 121 écrivains et artistes qui déclarent  le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie . Vercors dédie Le Silence de la mer à Saint-Pol-Roux, Poète assassiné. Vercors est aussi connu pour un roman philosophique, Les Animaux dénaturés, dont fut tirée la pièce Zoo ou l’assassin philanthrope. Il meurt à Paris dans la nuit du 9 au 10 juin 1991. Le fonds d’archives de l’écrivain est déposé à la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet à Paris. Une plaque à la mémoire de Vercors et des Éditions de Minuit a été posée en 1992 sur le Pont des Arts, à Paris, par le Secrétariat d’État aux anciens combattants, en souvenir des exemplaires clandestins qui s’échangeaient sur ce pont sous l’occupation. 21 recettes pratiques de mort violente précédées d’un Petit Manuel du Parfait Suicidé, chez l’artiste, 1926.