La fin de l’armée romaine : 284-476 PDF

Cette page est en semi-protection longue. Articles détaillés : Armée romaine des origines à la fin de la République et Effectifs de l’armée romaine. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Dessin moderne où l’on voit un grand nombre la fin de l’armée romaine : 284-476 PDF’hoplites en rangs serrés : une phalange.


Les travaux des historiens et l’imagerie populaire ont une vision de l’armée romaine restreinte aux premiers siècles de l’Empire. Les yeux fixés sur les frontières du Rhin ou du Danube, le légionnaire romain, engoncé dans sa cuirasse à bandes métalliques, paraît immuable dans le temps… soldat d’un âge d’or, la paix romaine ; une paix jamais renouvelée depuis. Or, le légionnaire, la paix romaine, l’Empire lui-même ont disparu presque mystérieusement face à des hordes barbares mal organisées. Du moins, telle est l’image que l’on donne de cette période trouble appelée Bas-Empire ou Antiquité tardive (IIIe-Ve siècles). Décadence ou continuité ? Au cours de ces trois siècles de crise, l’armée et l’empire ont dû s’adapter, car la menace avait changé, comme les Romains eux-mêmes d’ailleurs. Y a-t-il eu un échec militaire romain ? Quelle est la part de responsabilité du politique ? Vaste problématique à laquelle ce livre tente de répondre en soumettant les données historiques à une analyse politico-militaire.

Une reconstitution moderne d’hoplites grecs en formation de phalange, proche de l’armée étrusco-romaine et de celle de la République primitive. Les origines de Rome sont plongées dans les traditions et légendes, et l’armée archaïque des premiers rois traditionnels n’est assurément qu’un ensemble de milices privées au service de nobles qui se réunit autour d’un roi dans des cas exceptionnels. Rome passe ensuite sous la domination des rois étrusques et la première véritable armée nationale peut être considérée comme étant une armée étrusco-romaine jusqu’à l’instauration de la République. L’armée étrusco-romaine puis républicaine primitive reflète une société très aristocratique qui adopte d’abord un système proche de celui de la phalange grecque : épaule contre épaule, les soldats romains offrent à l’ennemi une ligne continue et unie. Gravure d’un cavalier, avec bouclier, casque et lance. Romains, l’armée se développe et évolue, et les besoins en effectif augmentent.

Les hommes sont répartis en fonction de leurs revenus en classes censitaires puis la légion adopte l’organisation manipulaire, très moderne pour son époque, ce qui constitue une première révolution. La vraie révolution intervient à la fin de la guerre contre les Latins. Au lieu de réduire en esclavage leurs voisins qu’ils viennent de vaincre, les Romains acceptent d’intégrer dans leur propre armée des soldats étrangers, sous forme de troupes auxiliaires. La deuxième guerre punique va mettre à rude épreuve l’armée romaine qui en sort victorieuse malgré un lourd tribut en hommes, et cette guerre aura de grandes conséquences à long terme. Nombreux figurants, dont plusieurs soldats en armes. Scène de sacrifice pendant un recensement : partie droite d’une plaque de l’autel de Domitius Ahenobarbus, connue sous le nom de la  frise du recensement . Aujourd’hui au musée du Louvre, Paris.