LA LANGUE ET LE NOMBRIL. Histoire d’une obsession québécoise PDF

Please forward this error screen LA LANGUE ET LE NOMBRIL. Histoire d’une obsession québécoise PDF cloud1. Please forward this error screen to cloud1. Des décennies de haine les ont menés là, à braver l’interdiction de contact pour tenter de trouver une issue au conflit qui déchire leurs peuples.


Thriller humaniste absolument captivant, drôle et intelligent, Oslo témoigne du parcours véridique et hors du commun d’un groupe d’hommes et de femmes qui, dans le plus grand des secrets, ont tout risqué pour la paix. Après deux années de recherches, d’entrevues et de voyages, l’auteur américain J. Rogers livre une œuvre personnelle fascinante, ancrée dans un contexte historique complexe. L’avis des critiques La metteure en scène Édith Patenaude insuffle à la pièce un dynamisme implacable. Une pièce politique mais surtout très humaine, à voir d’urgence.

Propos captivant porté par des comédiens investis et fabuleux dans une mise en scène enlevante. Quels comédiens superbes, quelle mise en scène taillée sur mesure, quel décor sobre et approprié, quelle histoire profonde et révélatrice, merci! Nous sommes remplis par cet immense cadeau d’espérance et d’espoir en l’humain encore capable d’un monde meilleur. Une oeuvre magistrale, encore tout à fait pertinente parce que le conflit existe toujours. Nous aide à comprendre et propose une manière de la résoudre, à hauteur d’homme, c’est-à-dire par une approche humaniste. Il y a des hommes pareils en dedans des deux cotés du mur. Dernière présence chez DUCEPPE : Le vrai monde?

Jean-François Casabonne est merveilleux en économiste fou et en Shimon Peres, Jean-Moïse Martin se révèle inoubliable en négociateur de la dernière chance qui trouve le moyen d’esquisser des pas de danse très sexy et Manuel Tadros est le personnage le plus attachant qui soit avec Abou Ala, ce Palestinien dont les blessures sont palpables et qui s’obstine à tenter de gagner l’inespéré. Tous les protagonistes principaux de cet épisode historique important sont portés avec brio par une distribution relevée. La metteure en scène Édith Patenaude, autre première duceppienne, insuffle à la pièce un dynamisme implacable à l’aide d’une musique jazz omniprésente et d’une occupation experte du grand plateau de Duceppe. Sa direction d’acteurs est également irréprochable. Les personnages sont bien définis et campés par de très bons comédiens, dont beaucoup de nouveaux visages sur la scène de Duceppe. Le couple norvégien est interprété avec brio par Isabelle Blais et Emmanuel Bilodeau.

Oslo marque un important grand pas en avant pour une compagnie en pleine mutation. Félix Beaulieu-Duchesneau et Jean-Moïse Martin, parviennent à accomplir la délicate tâche de nous convaincre que même ceux qui nous apparaissent comme des hommes de fer du régime sioniste peuvent être hantés et tentés par la possibilité, même infime, que la paix puisse advenir. Oslo c’est aussi des performances remarquées de Manuel Tadros en ministre de l’OLP, d’Ariel Ifergan en Yossi Bellin, Jean-Moïse Martin en Uri Savir et de Jean-François Casabonne en un sublime Shimon Peres. Jean-Moïse Martin, très drôle dans le rôle du diplomate israélien Uri Savir qui devient un dragueur au sang chaud sous la plume de l’auteur. La distribution, avec ses douze comédiens d’origine marocaine, juive ou égyptienne, illustre elle-même une belle diversité.

Franchement, ne vous laissez pas rebuter par la durée du spectacle de 2h40, j’ai pas vu le temps passer! Mais toujours ici, les origines identitaires des comédiens se joignent comme par magie pour former un tout cohérent : les Ifergan, Guerinik et Tadros se joignent aux Bilodeau, Blais, Casabonne et autres Bourgeois et Gagnon de ce monde. Belle initiative des concepteurs du spectacle qui donnent la parole aux autres. C’est avec brio qu’Édith Patenaude s’adressant régulièrement au 4e mur nous rend témoin captif et passif de cette joute effrénée entre deux nations. Rythmé, bien joué, traduction exemplaire de David Laurin, ce spectacle est hautement pertinent pour bien saisir les multiples enjeux et comprendre les deux côtés de la médaille de ce conflit qui perdure encore. L’instrumentation live ajoute énormément de rythme et de tension dans cette pièce au goût de 24h Chrono.

Le jeu de tous les acteurs est excellent, Isabelle Blais, Manuel Tadros, Félix Beaulieu-Duchesneau et Jean-Moïse Martin s’illustrant. Je tiens à mentionner la scénographie et le décor de Odile Gamache qui est extrêmement efficace. Excellent début de saison chez Duceppe! Il faut ajouter que la mise en scène de la pièce, réalisée par Édith Patenaude, s’avérait d’une efficacité qui amplifiait la crédibilité de l’interprétation. Aucun moment de relâchement dans l’attention tant le rythme était soutenu, Patenaude a su faire des choix qui cadraient avec l’intensité dramatique de ces pourparlers et maintenir le suspens avec une musique envoutante sur scène. Vous aurez compris que tout m’a enchanté dans cette pièce, y incluant la discussion publique qui l’a précédée.