La Mort dans l’Antiquité romaine PDF

Plus encore que l’astronomie, il convient de considérer la géodésie comme mère de toutes les sciences, car c’est grâce à elle que les premiers concepts géométriques abstraits sont apparus. Parmi les différents problèmes traités en géodésie, les dimensions et la forme de la Terre, autrement dit la  la Mort dans l’Antiquité romaine PDF de la Terre , constituent un thème central. Ainsi, la forme et la configuration de la Terre, au-delà des conceptions mythiques héritées des traditions préhistoriques, furent étudiées dès les époques historiques les plus anciennes.


Exploitant les documents littéraires et surtout les recherches archéologiques récentes, cet ouvrage offre un aperçu global des principaux aspects de cette question : rites, monuments, l’au-delà, le symbolisme funéraire. « Copyright Electre »

Cela est attesté par des cartes gravées sur des tablettes en argile trouvées lors de fouilles en Mésopotamie. Une autre carte géographique, dite  mappemonde babylonienne  se trouve sur une tablette conservée au British Museum à Londres. D’autres cercles périphériques correspondent aux divers pays limitrophes de la Mésopotamie. L’ensemble est entouré par le fleuve Océan, au-delà duquel se dressent sept îles, associées à autant de régions inconnues disposées selon la rose des vents.

Nous pouvons également voir des montagnes sur les deux côtés qui symbolisent une  sorte de barrière . Il y a également une grosse rivière au milieu de la carte. Carte de la Terre plate antique, dessinée par Orlando Ferguson en 1893. Elle contient plusieurs références à des passages bibliques ainsi que des critiques de la Théorie du Globe.

Les arpenteurs de l’Égypte ancienne, obligés de recommencer leur travail cadastral après chaque crue annuelle du Nil, avaient acquis des connaissances empiriques assez vastes en géométrie pour pouvoir résoudre les problèmes topométriques se posant à eux. Terre comme sphérique, idée à laquelle les philosophes grecs n’allaient aboutir que de nombreux siècles plus tard. On lui attribue généralement l’idée d’une Terre en forme de disque flottant sur un océan infini. Néanmoins, divers commentateurs pensent qu’il considérait la Terre comme une sphère. Thalès, défendait une idée un peu différente. Selon lui, la Terre était cylindrique, l’axe du cylindre étant orienté dans la direction est-ouest.

D’autres sources, cependant, signalent qu’il regardait la Terre comme sphérique. Anaximandre, natif lui aussi de Milet, modifia quelque peu la vision de Thalès en soutenant que la Terre était un disque très aplati baignant dans un océan fini, le tout étant maintenu dans l’espace sur un coussin d’air. Il considérait le Soleil comme un disque plat soutenu dans l’air. Pythagore, né à Samos vers 560 av. Terre était sphérique et isolée dans l’espace, où elle se soutient  parce qu’elle n’a aucune raison de tomber d’un côté plutôt que de l’autre . Comme tous les corps, y compris le Soleil, étaient censés tourner sur des orbites circulaires autour de ce Feu Central, il ne s’agissait pas d’un système héliocentrique.

Science grecque reposait davantage sur des spéculations philosophiques que sur de véritables observations scientifiques. Il fut l’auteur d’une carte stellaire, la première attestée à coup sûr dans le monde grec. Eudoxe connaissait aussi la longueur de l’année solaire. On lui attribue d’ailleurs l’invention de l’astrolabe, instrument qui facilita l’observation. Enfin, la sphéricité de la Terre est définitivement admise, du moins parmi les lettrés de l’Antiquité, avec les preuves qu’en donne son élève Aristote. Il utilise l’argument de la forme circulaire de l’ombre de la Terre portée sur la Lune lors des éclipses.

Il fait aussi état des changements observés dans l’aspect du ciel lorsqu’on va vers le Nord ou vers le Sud. D’autre part, il raisonne que la Terre résulte de l’agglomération de ses parties sous l’effet d’une tendance naturelle des objets à se diriger vers un point central, de sorte que pour des raisons de symétrie et d’équilibre elle ne peut posséder d’autre forme que sphérique. La valeur indiquée par Aristote pour le périmètre de la Terre n’est pas très précise, puisqu’elle équivaut à 74 000 kilomètres et vaut donc presque le double de la valeur réelle, mais elle constitue la plus ancienne estimation du périmètre de la Terre dont on dispose. Elle est peut-être due à Eudoxe. Toujours à cette époque, Bion d’Abdère affirmait qu’il existe sur Terre des régions où le jour et la nuit durent six mois.