La pluriactivité dans l’agriculture des montagnes françaises. Un territoire, des hommes, une pratique PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Situé à 1 200 mètres d’altitude et plus haut village du Vercors, Gresse-en-Vercors est dominé la pluriactivité dans l’agriculture des montagnes françaises. Un territoire, des hommes, une pratique PDF le Grand Veymont, sommet culminant à 2 341 mètres. L’accès à la localité est principalement assuré, du côté nord, par une route qui emprunte une gorge assez étroite où coule la Gresse et dominée par un alignement de blocs rocheux, le Rocher du Château Vert et le Rocher du Palais.


Pratique traditionnelle et indissociable de la montagne, phénomène d’actualité, la pluriactivité est devenue incontournable car de plus en plus d’agriculteurs sont obligés d’exercer deux métiers pour pouvoir se maintenir. Géographe de terrain, l’auteur démontre l’ampleur de cette pluriactivité sous-estimée par les statistiques (près de la moitié des exploitations de montagne sont concernées) et la grande variété des formes adoptées. Cette diversité est révélée par de minutieuses enquêtes dans nos montagnes, analysée par de nombreuses cartes, et authentifiée par des témoignages qui donnent beaucoup de vie et d’humanité aux propos. Elle regroupe des montagnes industrialisées encore dominées par les ouvriers-paysans (comme les Vosges), des montagnes touristiques avec une pluriactivité essentiellement saisonnière (la haute montagne alpine), des montagnes du Soleil avec des nouveaux ruraux pluriactifs (Alpes du Sud), et des bastions agricoles où le travail des conjointes à l’extérieur de l’exploitation ne cesse de s’affirmer (cœur du Massif central). On l’aura compris, ce voyage dans les montagnes françaises permet d’éclairer utilement un phénomène jusqu’ici peu connu et devrait faire de ce livre une référence pour les interrogations actuelles et futures sur le devenir des espaces ruraux d’altitude.

Le Mont Aiguille et le Grand Veymont, vus depuis les environs du Pas du Serpaton. Une vue du départ des pistes de ski de fond en hiver. Dolomites s’appelle « Garde Rolland », « Les Dolomites » étant en fait le nom de la résidence ayant été implantée à cet endroit. Le rocher du Palais et celui du Château Vert, au Nord-Ouest de la localité. Il n’a pas été retrouvé de formes anciennes pour Gresse-en-Vercors qui, sur les cartes des cassini, apparaît sous un simple Greße, le double S noté avec un ß. Par contre, un toponyme a été retrouvé à Mévouillon en 1273 dans la Drôme, avec un Gressia en 1270. On a longtemps appelé les habitants de Gresse-en-Vercors les  cailloux .

Au sortir de l’hiver et à l’automne chacun ramassait les cailloux que les labours avaient extraits du sol. Ces cailloux étaient rassemblés en mitoyenneté de parcelle. De génération en génération les tas de cailloux ont formé des monticules énormes que l’on voit encore aujourd’hui sur le flanc des montagnes de Gresse-en-Vercors. Au Moyen Âge, Gresse est le siège d’une seigneurie. L’enquête criminelle ouverte en 1913, à la suite de la disparition de Jean-Henri Mouttet, a connu un rebondissement en 2005. L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.