La Rolande : Parmi les grands espaces PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? L’histoire de la cuisine française reflète l’évolution de la société française, et particulièrement celle de son élite. Devise gourmande à la gloire de la cuisine la Rolande : Parmi les grands espaces PDF. La cuisine française, comme celle d’autres pays européens, prend principalement ses sources dans la culture alimentaire romaine.


Clem, de son vrai prénom Clémentine était inscrite au barreau de Paris depuis bientôt 15 ans. Elle s’en trouvait fort aise, était bien considérée, réussissait dans ses affaires, son cabinet d’avocats fonctionnait parfaitement. Mariée très jeune à Bertrand, dessinateur de son métier, elle avait deux enfants, deux grands enfants. La vie s’écoulait sans trop de problèmes. Bertrand lui laissait la gestion des cordons de la bourse, et comme fille de banquier elle s’en acquittait fort bien. Les enfants poursuivaient leurs études honorablement, et même si la vie parisienne ne lui laissait pas trop de loisirs, de temps en temps elle partait plaider en province, lui permettant de s’aérer , cela lui convenait. La famille arrivait à prendre des vacances, l’été à la mer, pour Nol au ski. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cet hiver, ils iraient skier aux Orres; pays où elle avait passé une partie de son enfance, elle en était ravie .Voilà deux jours qu’ils étaient sur les pistes, elle recommençait à trouver ses marques, son aisance sur les skis et les délices de la glisse. Mais là, une pente un peu trop raide, une piste verglacée, un virage mal négocié, allait faire basculer sa vie dans un monde nouveau .

Affirmation qui demande cependant une certaine prudence. La cuisine romaine a sans doute prédominé dans les couches les plus romanisées de la population, probablement plus pauvrement dans la population dans son ensemble. Ce sont surtout les classes dirigeantes qui ont adopté les modes de vie romains, la romanisation n’étant pas aussi poussée qu’elle puisse concerner le peuple dans son ensemble. Leurs recettes diffèrent peu de celles publiées en Angleterre, Italie, Danemark ou Espagne. On ne peut donc parler de spécificité française durant cette époque. Les plats sont posés d’avance, retirés tous ensemble et remplacés par une autre série, chaque série constituant un service.

Les convives se servent de ce qui est disposé à portée de bras. On mange avec couteau, cuillère et doigts. L’assiette, d’abord en métal, puis en céramique, n’apparait à la cour qu’en 1538. Depuis le Moyen Âge, manger en public constitue la marque du pouvoir. On dresse donc une table dans la salle la plus adéquate, en fonction du nombre de personnes attendues. Grand Couvert est le repas public quotidien du roi Louis XIV, qui se déroule vers 22 heures, et auquel assistent sa famille et les courtisans. La majorité des courtisans et les curieux restent debout.

Celle-ci, que l’on mange en Angleterre, en Principauté de Liège, en Allemagne, etc. Frontispice de L’Art du cuisinier, de Beauvilliers. Révolution, les chefs, laissés sans travail par l’émigration de leurs maîtres, ouvrent des restaurants où ils servent ces bouillons. Boulanger est le premier à se lancer, suivi par Antoine Beauvilliers. Progressivement, les restaurants trouvent leur consécration et une nouvelle corporation prend naissance : celle des critiques gastronomiques. Une littérature gourmande va se développer, avec notamment la Physiologie du goût, du gastronome Brillat-Savarin et l’œuvre d’Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière. Apparaît également le service à la russe  : les plats en petit nombre sont présentés au fur et à mesure à la sortie de la cuisine.

La cuisine française de cette époque propose des mets raffinés et nombreux, servis à la française ou à la russe, selon le nombre de convives. Louis XVI et Marie-Antoinette, auxquels sont conviées des personnes importantes par leur condition ou par leur mérite, sont fréquents. Médaille de l’Académie Culinaire de France. En son centre le portrait d’Antonin Carême. Mais le théoricien de cette cuisine est un Suisse, Joseph Favre, fondateur de l’Académie culinaire de France. En février 1883, en pleine séance extraordinaire de la Société Française d’Hygiène, il reçut son buste accompagné de cet hommage :  Désirant témoigner publiquement la reconnaissance du talent et du profond génie déployé pour émanciper la cuisine française. Le rayonnement culturel français, sur le plan des idées, de la langue, de la danse et de la gastronomie a couvert l’Europe entière, et de nombreux chefs vont se former auprès des cuisiniers français.

Ceux-ci n’hésitent pas à travailler à l’étranger. Il est le créateur entre autres de la pêche Melba, de la poire belle Hélène et de la crêpe Suzette. Georges Vicaire établit une bibliographie majeure des livres de cuisine. Charles Durand se fait l’apôtre de la cuisine provençale. Prosper Montagné rédige le premier Larousse gastronomique, l’encyclopédie de base de la gastronomie française. Alexandre Dumaine et André Pic deviennent célèbres.

Dans les années 1970 se développe la nouvelle cuisine qui secoue les dogmes de la haute cuisine. Raymond Oliver fait entrer la gastronomie à la télévision. Michel Guérard prône la  cuisine minceur  et Joël Robuchon devient le chef le plus étoilé du monde. La gastronomie française est célébrée dans le monde entier, à table comme dans les arts, notamment grâce au cinéma, qui produit Le Festin de Babette. Cuisine moléculaire, livre de recette et kit.