La Roue Rouge, tome 1: Mars 17 PDF

Phénix par Friedrich Justin Bertuch, 1790-1830. Il symbolise ainsi les cycles de mort, de résurrection et de noblesse. Il a également été identifié aux oiseaux de la Roue Rouge, tome 1: Mars 17 PDF et aux flamants roses.


Il s’agit d’un oiseau fabuleux, originaire d’Arabie, et rattaché au culte du Soleil, dans l’ancienne Égypte, où il était vénéré. Là aussi naît le phénix, qui a la grandeur de l’aigle, la tête ornée de plumes formant un cône, des caroncules à la gorge, le cou rayonnant d’or, le reste du corps de couleur pourpre, si ce n’est la queue, qui est d’azur éclatant et semée de plumes incarnat. Le phénix se reproduit lui-même : quand il sentait sa fin venir, il construisait un nid de branches aromatiques et d’encens, y mettait le feu, il battait des ailes pour attiser les flammes et se consumait dans les flammes. Mais tandis qu’il était réduit en cendres et que le brasier se refroidissait, on pouvait voir gazouiller un oisillon au milieu des débris. Doris Duke Foundation for Islamic Art. L’idée de l’oiseau se confond avec celle de la légèreté, de l’essence des choses et des êtres.

Les oiseaux dont il est question incarnent la pensée opposée à la matière, l’intériorité de l’homme, son  moi profond, son esprit . Farid al-Din Attar de Nishapur, La Conférence des oiseaux, comprend 4 647 vers. La huppe admoneste tout le monde, tranquillise les uns, encourage les autres et commence l’enseignement qui permettra à tous d’entreprendre le voyage. Ils doivent s’engager dans les sept vallées qui marqueront les degrés initiatiques de leur ascension spirituelle. Ces vallées magiques et mystiques sont les vallées de la recherche, de l’amour, de la connaissance, de l’indépendance, de l’union, de la stupeur et du dénouement. C’est le plus ancien après le « phénix » égyptien : le benou. On range aussi dans la même classe un autre oiseau qu’on appelle phénix.

Héliopolitains, il ne se montre dans leur pays que tous les cinq cents ans, lorsque son père vient à mourir. Hérodote, qui tire probablement ses informations d’Hécatée de Milet, considère donc le phénix comme un oiseau réel. Martial et Stace apparaît le thème du bûcher et de ses épices, par analogie avec les pratiques funéraires des Romains. Cette interprétation chrétienne s’est largement inspirée du paganisme où le phénix a toujours correspondu à une notion cyclique immanente, à l’inverse de la transcendance chrétienne. Il ressemble beaucoup à l’aigle héraldique et il est même parfois défini comme une de ses variantes. Il est représenté de face, tête de profil, ailes étendues, sur son bûcher, appelé  immortalité . Ci-contre les armes des Malet de Lussart : d’azur à un phénix sur son immortalité, regardant le soleil, le tout d’or, qui illustre bien la parenté avec l’aigle, réputé seul capable de regarder le soleil en face.