La Seconde République PDF

Le 30 juin 1960 le Congo arrache son indépendance à la Belgique. La Seconde République PDF Lumumba joue un rôle capital dans cette émancipation. En 1965, Mobutu, chef d’état major de l’armée, renverse par un coup d’État le président Joseph Kasavubu. Le Congo retrouve une certaine stabilité au prix d’un régime autoritaire.


Mobutu se maintient au pouvoir pendant trente deux ans. République démocratique du Congo : vers la paix et la démocratie ? Ishango dans le parc national des Virunga et datées entre 25000 et 20000 ans. Mais de nombreuses populations vivaient alors dans des chefferies, c’est-à-dire de petites principautés plus ou moins auto-suffisantes.

Des jésuites portugais christianisent les rois et les peuples du Kongo. Entre 1874 et 1877, Henry Morton Stanley, explorateur britannique, pénètre l’Afrique équatoriale, jusqu’alors terra incognita pour les Européens. Sur son bateau à vapeur, il descend le fleuve Congo, principale voie de pénétration, et cartographie la zone. Derrière celle-ci, opère en fait Léopold II qui se voit en fait reconnaître son autorité sur un gigantesque territoire en Afrique centrale. La colonisation du Congo se réfère à la période comprise entre la prise de possession par le roi Léopold II de Belgique en 1885 et l’indépendance en 1960.

Article détaillé : État indépendant du Congo. Le roi Léopold II prend possession du territoire en son nom propre sous le nom d’État Indépendant du Congo. Des expéditions d’exploration sont lancées, et les voies de communication développées. L’exploitation intensive du territoire commence alors, où se côtoient tant les missionnaires que les aventuriers à la recherche de fortune facile par tous les moyens. La population locale doit notamment récolter par le travail forcé pour le compte du Domaine royal ou de compagnies privées du caoutchouc.

Le marché de ce matériau est alors en pleine expansion en raison de la demande mondiale en pneus. Au cours de la période 1885-1908, la population eut à souffrir de cette exploitation forcée, de façon directe ou indirecte. En 1908, le Parlement belge reprend la tutelle sur le territoire désormais appelé Congo belge. Une colonisation plus « classique » se met en place. Un ministre des Colonies est institué tandis qu’un gouverneur général est installé sur place, à Boma.

En travaillant dans les mines, sur les chantiers de chemin de fer ou dans les plantations, ils découvrent le salariat alors que l’économie domestique était principalement fondée sur le troc. Le contrôle de la population se structure, ayant notamment recours au fichage ethnique et à des méthodes d’apartheid. Les Blancs ne vivent pas dans les mêmes quartiers que les Noirs. Ces derniers ne peuvent pas entrer dans la police ou dans l’enseignement. Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, la Force publique participa à la campagne victorieuse contre l’Afrique orientale allemande. Les Belges pensent avoir trouvé le système parfait : une présence permanente tout en gardant l’estime des Africains. L’amélioration lente mais continue du niveau de vie semble justifier les vertus de la colonisation belge.

Mais sous cet ordre en surface se développent des revendications venant de sectes religieuses, des tribus et des intellectuels. En 1957, la Belgique accepte l’organisation d’élections locales. Les Congolais votent pour la première fois. Au début de l’année 1960, au cours d’une table ronde réunissant à Bruxelles des indépendantistes congolais et des délégués du Parlement et du gouvernement belges, l’indépendance du Congo est fixée au 30 juin de la même année. La Belgique organise des élections législatives pour élire les membres du parlement à qui elle signerait et remettrait les documents signifiant l’indépendance de la république démocratique du Congo Patrice Lumumba joue un rôle crucial, mettant en avant une vision nationale du Congo et non fédérale comme le voulaient les Belges et des Congolais opportunistes. Joseph Kasavubu est président de la république du Congo tandis que Patrice Lumumba occupe les postes de Premier ministre et ministre de la Défense.

Très rapidement, les relations avec la Belgique se tendent. Les mutins pillent les propriétés des Européens, s’en prennent aux officiers et aux civils européens. Le gouvernement belge envoie des troupes pour protéger ses ressortissants. L’ami de Lumumba, Joseph Mobutu, est nommé chef d’État major avec le grade de colonel.

La Belgique semble soutenir les sécessionnistes. Pour le président des États-Unis, Dwight Eisenhower, il est évident que Lumumba est un communiste. Craignant qu’un bastion communiste se créé au centre de l’Afrique, le président américain donne l’ordre à la CIA d’éliminer Lumumba mais la tentative d’empoisonnement échoue. Partagée entre les deux hommes, l’ONU vote finalement la confiance à Kasavubu. Celui-ci nomme Joseph Mobutu premier ministre pendant que Lumumba est placé en résidence surveillée à Kinshasa le 10 octobre 1960.

Ce dernier s’enfuit et tente de rejoindre ses partisans à Stanleyville mais des soldats de Mobutu le capturent. La radio préfère annoncer que Lumumba a été victime de villageois. Les premiers ministres se succèdent jusqu’à ce que Mobutu mène le 24 novembre 1965 un deuxième coup d’État militaire qui, cette fois, renverse le président Kasavubu. Immédiatement après le coup d’État, Mobutu s’autoproclame président.

En quelques années, Il vide de son contenu la constitution républicaine et crée une véritable dictature. Il se fait accorder ou s’octroie des pouvoirs exceptionnels : il cumule les fonctions de premier ministre, de chef de l’armée et de législateur. La police politique recherche, intimide ou torture les opposants politiques. Chine et en Corée du Nord, Mobutu met en place le culte de sa personnalité. Son portrait apparaît à la télévision juste avant le journal du soir. Dès 1971, Mobutu prend une série de mesures pour se détacher de tout ce qui peut rappeler l’Occident.