La Vie Culturelle a Lille – Un an Apres La Capitale Europeenne de La Culture PDF

Le la Vie Culturelle a Lille – Un an Apres La Capitale Europeenne de La Culture PDF de haut niveau constitue une formidable machine à rêver. Si le sport de haut niveau offre nombre de rêves et d’illusions à ceux qui s’y adonnent ainsi qu’à ceux qui admirent les sportifs de renom, il est également fait de beaucoup de désillusions.


Ce, dès lors qu’ils sont motivés par la compétition et obtiennent quelques résultats. Champion Olympique, du Monde ou d’Europe, a fortiori simplement médaillé, ne veut pas dire être riche ou, plus simplement, avoir des revenus. Encore faut-il que le sport soit médiatisé. Cette méprise est souvent entretenue par les journalistes par négligence, pure méconnaissance ou, plus simplement, désintérêt et calcul. La dénonciation de ces difficultés les conduisant, sans aucun doute, à ne plus être invités par les fédérations concernées lors des grandes compétitions voire à ne plus être accrédités pour interviewer les athlètes. France ne sont pas salariés avec tout ce que cette absence de statut et de revenus implique en matière de retraite et protection sociale ? Une seconde méprise consiste à penser que le sport de haut niveau servirait d’ascenseur social.

L’élimination et le classement sont la règle. Ce pourrait être une « parenthèse » si de réels moyens étaient mis en œuvre pour assurer un soutien et un rattrapage. D’ailleurs le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports se garde bien de produire quelques statistiques que ce soient en la matière. Cela tient probablement au fait que leur réflexion repose sur des générations limitées aux athlètes français sélectionnés lors des Jeux Olympiques de 1972 et 1992. D’aucun pourrait croire à un tableau noirci exagérément. De la fabrique des exclus : le temps « plein » du sport Le sport de haut niveau n’est pas seulement compétition, dépassement de soi, émotion et passion.

Encore faut-il, pour parvenir au saint des saints, y consacrer tout son temps et toute son énergie. Cette aliénation reste largement choisie et consentie. Ce surinvestissement, dans et pour la pratique sportive, ne doit pas, en effet, faire oublier la passion qui entoure les pratiquants. Certes, celle-ci s’acquiert par imprégnation culturelle. Se construit sous le joug des normes fédérales et sportives.

Mais reprenant les propos de Georg Wilhelm Friedrich Hegel il faut accepter l’idée que rien ne se fait et « rien ne s’est fait sans être soutenu par l’intérêt de ceux qui y ont collaboré. Comment imaginer dès lors que l’investissement ne soit pas à temps plein fût-ce dans des sports non professionnels et non médiatisés ? Le problème principal est que la plupart du temps la programmation des entraînements n’est pas conçue pour les SHN, en fonction de leurs contraintes autres, comme les études, les soins, leur vie personnelle, etc. Les entraînements sont posés comme des impératifs en fonction des horaires de « travail » des cadres techniques. Derrière cette organisation se joue l’acculturation progressive des jeunes sportifs amenés à intégrer et respecter les règles et les normes du système fédéral. Se construit et s’entretient ainsi un modèle d’entraînement basé sur le volume, le rendement dans le but d’atteindre la performance. Ne pas s’y consacrer revient à donner des signes désengagement, de défaillance, de déviance Becker, 1963 et conduit irrémédiablement à être écarté, vilipendé voire totalement exclu du système.

Reste la question de l’argent car si très peu de SHN perçoivent un salaire, nombreux sont ceux qui perçoivent des revenus au « noir » quel que soit le sport. Certains gagnent de cette manière plus d’argent que leurs parents qui exercent, pour leur part, un métier souvent moins passionnant et plus contraignant. Eux sont rémunérés pour vivre de leur passion. En gagnant de l’argent, plus d’argent que leurs parents, certains ont le sentiment « d’être arrivés ».

Mais le sport de haut niveau n’est pas seulement chronophage et sclérosant. Il demande des efforts constants et répétés posant en corolaire la question de la santé des SHN. Problème d’autant plus important que nombre d’entraîneurs établissent une équation simpliste entre opposition mondiale et volume d’entraînement « nécessaire » pour atteindre le plus haut niveau. Le calendrier sportif a connu, quel que soit le sport, une inflation colossale. Mais la santé doit-elle et peut-elle, réellement, être prise en compte ?