Le catéchisme expliqué PDF

Pour faciliter votre lecture, ce document de 65 pages peut être téléchargé au format PDF. Résumé : Les enfants traversent l’Histoire au contact du vécu émotionnel des adultes qu’ils côtoient. Leur amour, le catéchisme expliqué PDF conscience innée ne sont jamais reconnus.


L’Église vit pour transmette la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, pour faire connaître et aimer le Christ, pour inviter les hommes et les femmes de tous les pays et de toutes les générations à marcher à la suite du Christ. C’est sa principale raison d être. Dans cette vocation essentielle de l’Église, le ministère épiscopal comporte une responsabilité propre : transmettre la foi. Cet ouvrage nous est donné comme une réponse paternelle de Monseigneur Raymond Centène à l’appel de sa propre devise épiscopale « Pour que la génération à venir Le connaisse ». Il cherche à éclairer, fortifier et soutenir tous ceux qui partagent et partageront la sollicitude de son coeur d évêque. Il nous donne ici une présentation complète et lumineuse de la foi catholique, accessible à tous. Ces entretiens sur le Catéchisme de l’ Église catholique offrent, sous forme de question/réponse, un guide indispensable pour découvrir ou revivre les piliers de la foi.

Devenus adultes à leur tour, ils remettent en scène les traumatismes qui leur furent infligés et deviennent les acteurs de leur propre tragédie. Comme nous tous, Liliane et Maurice ont idéalisé leur enfance passée dans le Jura, pendant la seconde guerre. Lorsque je démarrai la présente recherche, mon intention était simplement de découvrir l’enfance de Liliane et Maurice, passée dans le Jura, une région que je connais maintenant depuis quelques années. Je découvris peu à peu que le vécu de Liliane et Maurice me touchait plus particulièrement. Bien qu’étant de la génération de mes parents, ils m’évoquaient mes grand-parents maternels qui, comme eux, avaient des origines paysannes. Leur mode de vie me rappelait les fermes de Haute-Savoie que je côtoyais durant les vacances de mon enfance.

Ils me parlaient de la France dont mon grand-père paternel était originaire. Ain, si proche de la Suisse où j’avais grandi. J’eus le désir d’approfondir le vécu des enfants du Jura par d’autres témoignages existants. Au fil des lectures, m’apparut l’importance qu’avaient eue les traumatismes de guerre dans ce qu’est aujourd’hui l’inconscient collectif français. Par le présent essai, je cherche à mettre à jour la force des mécanismes inconscients qui nous poussent à remettre en scène d’anciennes souffrances.

Pour moi, cette dynamique a un sens qui est celui d’une libération de l’homme, et la place des enfants est déterminante dans ce processus. Ma reconnaissance va à Liliane et Maurice pour avoir accepté de partager leurs souvenirs, et ma gratitude à Sylvie pour son amour et son indispensable accompagnement. Les citations des livres d’Anne-Marie Prodon sont publiées avec l’aimable autorisation de l’auteure et éditrice, que je tiens à remercier vivement. Maurice descend péniblement de son tracteur et s’approche en boitillant. Une arthrose à la hanche le fait toujours souffrir, mais il s’en accommode comme il peut.

Rendez-vous est pris à la ferme, une vieille bâtisse dans laquelle il vit encore avec sa s? Liliane m’accueille dans la cuisine où se tient l’indispensable poêle à bois, unique source de chaleur de la maison. Elle aussi a des choses à dire de leur vie commune, passée sur la montagne puis au chevet de leurs parents malades, et enfin l’un avec l’autre. On s’est trouvé les deux et si l’un partait, l’autre était seul, ça posait un problème. J’aimerais comprendre la puissance des sentiments qui les lient à ce lieu, à cette vie qui semble s’être arrêtée entre deux guerres. Quelles souffrances ont figé leurs destins ? Quelles fidélités les ont tenus ensemble au point de ne pouvoir fonder leur propre famille, de n’avoir eux-mêmes des enfants ?

Il est à peine imaginable de songer qu’il y a quatre siècles déjà, ces hommes ont trouvé la ressource de vivre et s’épanouir à Retord, contrée si perdue et si hostile que l’on aurait tendance à croire que la vie ici n’a pu y être qu’une sorte de folklore destiné à impressionner les gens des villes et les faire s’apitoyer. Quelle est l’histoire de votre famille, de vos ancêtres ? Eh bien, ils sont nés au Ris, tout près d’ici. Du côté de l’arrière grand-père, ils étaient treize. Le grand-père, lui, a eu quatre enfants.

Ils sont nés sur le Grand-Abergement, à la Cuaz. Ils y sont restés cinq ans. MA: Vous me parlez de la famille de votre père ou de celle de votre mère ? L: Du côté du papa, un V. MA: En fait, ce nom est-il composé de deux familles, V. Jura, à ce qu’on avait dit. Du côté de la maman, c’étaient des G.

Ils sont venus s’établir à Rambaud, sur la commune du Petit-Abergement. Chez la maman, ils étaient sept frères et s? MA: Vos parents n’ont donc pas eu autant d’enfants qu’ils n’ont eu de frères et s? Jusqu’à la fin du XIXème siècle, il n’est pas rare que des familles de la région comptent une douzaine d’enfants. Ces derniers marchent à peine qu’on cherche à les rendre utiles.

Ils vont aux champs à cinq ou six ans, labourent à dix ou douze ans et, à quinze, s’acquittent des travaux les plus pénibles. Bouche inutile, qui grève trop longtemps la capacité de travail de la mère, le nouveau-né compte moins que l’animal. Je ne me souviens pas combien on était de gamins, car il devait en venir toutes les années, mais ce dont je me souviens, c’est qu’on n’avait qu’une seule vache ! La longue série de naissances est parfois interrompue par la mort prématurée de la mère en couches. Le train de ferme repose alors sur le père et sur les aînés, même si la solidarité villageoise joue un temps. La mère est morte en couches, ce qui arrivait encore souvent à ce moment-là, et le père est resté veuf avec neuf gamins ! Il les a élevés comme il a pu.