LE GROUPE. Manuel de psychanalyse de groupe PDF

C’est une notion qui fait également partie de l’histoire de la psychiatrie et de la psychologie. L’hystérie décrit un LE GROUPE. Manuel de psychanalyse de groupe PDF plusieurs excès émotionnels incontrôlables. L’association de manifestations permanentes ou récurrentes, fréquemment des paralysies, des troubles de la parole ou de la sensibilité, et d’autres manifestations transitoires, tels que des crises pseudo-épileptiques ou des comas  psychogènes , en constituent certaines des formes les plus courantes. De nouvelles expressions de l’hystérie sont notées depuis une trentaine d’années, y compris dans le DSM-IV-TR.


Une synthèse didactique sur le fonctionnement des thérapies analytiques de groupes qui éclaire notamment tous les domaines de l’interaction humaine et de la communication non verbale. Conçu comme un véritable manuel de psychanalyse de groupe, l’ouvrage comporte un important glossaire (40 pages) qui recense et définit l’ensemble des concepts de cette pratique.
Public concerné : Psychanalystes

Ainsi les diagnostics de  personnalité multiple , de  syndrome dissociatif hystérique  et certaines formes de  syndrome dépressif  notamment ceux qui ne sont pas sensibles à une chimiothérapie comprenant des antidépresseurs évoquent l’hystérie classique. Le terme d’hystérie vient du médecin grec Hippocrate, qui inventa ce mot pour décrire une maladie qui avait déjà été étudiée par les Égyptiens. Charles Le Pois fut l’un des premiers médecins à prétendre avoir localisé mentalement l’hystérie en 1618, et cette idée fut défendue âprement par Thomas Willis. En 1868, Moriz Benedikt pense les traumatismes et la sexualité infantile comme sources de l’hystérie. Proche collaborateur de Charcot, Joseph Babinski a déploré le manque de précision des descriptions du trouble hystérique.

Nancy défendaient l’idée que l’hystérie était d’origine affective et émotive en promouvant le traitement par psychothérapie. Puis :  Une partie seulement des phénomènes pathologiques correspond par son contenu aux idées motivantes, c. Hystériques sous hypnose à la Salpétrière par D. Les études sur l’hystérie sont les travaux que Sigmund Freud a réalisés avec Josef Breuer qui l’ont mis sur les traces de la construction du modèle psychanalytique. Dès 1883, Josef Breuer a parlé à Freud de son traitement de sa patiente Anna O. Bertha Pappenheim qui souffrait de troubles hystériques.

C’est à Paris, dans les services du professeur Charcot en 1885, que Freud fait de l’hystérie un sujet d’études privilégié. Il admirait Charcot et était impressionné par ses séances d’hypnose avec des hystériques à la Salpétrière, mais il se séparait de l’hypothèse organiciste de son maître pour privilégier une étiologie psychotraumatique. Cette jeune femme souffrait d’une  phobie hystérique  des magasins où elle ne pouvait se rendre seule. Le patron lui agrippa les organes génitaux à travers ses vêtements.

La première scène venant à la conscience ne s’explique dès lors qu’avec la première qui est réinterprétée en après coup dans sa dimension sexuelle. En 1893, Freud et Breuer publient leurs études où ils analysent la causalité psychotraumatique et le traitement par la méthode cathartique. L’hystérie traumatique préfigure le modèle psychanalytique de la névrose. Il y souligne aussi le rôle primordial du refoulement.

Dans une lettre à Wilhelm Fliess du 21 septembre 1897, il écrit :  Et maintenant, il faut que je te confie tout de suite le grand secret qui, au cours de ces derniers mois, a lentement commencé à devenir clair. Il abandonne l’hypothèse première d’un évènement vécu et passera à l’autre qui est celle d’un traumatisme découlant d’un fantasme de séduction formé par l’hystérique qui acquiert ainsi et c’est là la réelle nouveauté le statut d’un traumatisme psychique. En tout état de cause, ce qui subsiste c’est que d’une manière ou d’une autre, la notion de traumatisme vécu dans la réalité extérieure ou dans la réalité psychique subsiste dans l’étiologie de la névrose hystérique et qu’elle sera reprise dans la plupart des théories ultérieures de Freud, notamment dans la seconde topique en 1924. Dans la correspondance avec Fliess, Freud parle du complexe d’Œdipe mais il ne le théorise pas encore, notamment pour les hystériques. C’est en 1910 qu’il l’inclut dans ses théories en l’universalisant. Ce qui se trame dans la cure de Dora c’est une succession de trompe-l’œil qui cachent un œdipe qui va de l’attirance pour Monsieur K, puis qui s’inverse par identification aux objets d’amour du père : l’amour homosexuel pour Mme K, pour la gouvernante et donc à sa mère. Le tout étant vécu de manière inconsciente et sous le sceau du refoulement, des déplacements, etc.

Il précise :  J’ai appris à considérer de pareilles relations amoureuses inconscientes entre père et fille, mère et fils, comme la reviviscence de germes sensitifs infantiles. Ils sont reconnaissables à leurs conséquences anormales. Selon Freud, la conversion est le noyau de l’hystérie. Dans l’hystérie, l’idée incompatible est rendue inoffensive par le fait que sa somme d’excitation est transformée en quelque chose de somatique. Pour ceci, je désire proposer le nom de conversion. Le trouble de conversion est répertorié dans le DSM-IV-TR . Le terme a été introduit par Wilhelm Stekel en 1908.