Le pouvoir pur PDF

Cela suppose de définir une échelle arbitraire d’enthalpies molaires en définissant un zéro arbitraire d’enthalpie. L’enthalpie standard de formation, à la température T, d’un corps simple stable est nulle: la réaction de formation d’un tel corps serait en effet la réaction de formation à partir de lui-même. Il n’est plus nécessaire de définir une le pouvoir pur PDF arbitraire d’enthalpie.


On a choisi de dresser des tables d’enthalpies standard de formation à la température de référence de 298 K. Néanmoins, étant donnée la variation minime de pression, les valeurs reportées dans ce tableau sont proches des valeurs réelles en première approximation. Les corps simples dont l’enthalpie de formation standard à 298 K est nulle, correspondent à la variété stable à cette température. Certains composés ne sont pas stables sous la pression standard à 298 K. C’est le cas par exemple, de l’eau à l’état gaz. Néanmoins, même si son existence est formelle dans ces conditions, on a donné la valeur de son enthalpie standard de formation à 298 K, déterminée en tenant compte de l’enthalpie de vaporisation de l’eau liquide.

Ceci est donné par la loi de Hess. Ces relations sont souvent exprimées par les expressions suivantes, simplifiées mais moins explicites. Les produits ne sont plus distingués des réactifs et les coefficients stœchiométriques sont notés algébriquement : positifs pour les produits, négatifs pour les réactifs. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 27 décembre 2018 à 20:27.

Femmes françaises accusées de collaboration tondues lors de l’épuration à la Libération en France, Paris, été 1944. Les femmes tondues sont les femmes qui ont subi, à l’issue ou lors d’un conflit majeur, diverses humiliations, dont la tonte de leur chevelure, de la part de compatriotes indignés de leur comportement, allant de la proximité professionnelle à la collaboration ouverte, en passant par des relations sexuelles volontaires avec les soldats ennemis. Les brus du roi Philippe Le Bel, convaincues d’adultère ont été tondues. Par l’ordonnance contre les Roms du 11 juillet 1682, Colbert condamne, en-dehors de tout délit, les hommes aux galères à perpétuité et les femmes à être tondues. Symboliquement, outre l’humiliation, la violence faite aux femmes au niveau du pouvoir séducteur de leur chevelure correspondrait à une réappropriation de leur personne par la communauté nationale, en leur infligeant une marque publique en même temps qu’une forme de purification. Enfin, la tonte est un châtiment visible plusieurs mois. Quand on arrivait dans ces pays-là, ils réglaient leurs comptes, de vieilles querelles du temps des Allemands.

Première Guerre mondiale, un soldat français, Ephraïm Grenadou, témoigne dans ses mémoires de tontes effectuées dans les départements du Nord, récemment libérés. Les premiers cas de femmes tondues en public sont relevés dans l’Allemagne de Weimar, au début des années 1920. La tonte concerne toutes les femmes qui se rattachent au camp républicain : on compte ainsi facilement des dizaines de femmes tondues dans un village, le plus souvent des célibataires. La tonte du crâne s’accompagne parfois de la tonte de la toison pubienne, équivalente selon la psychanalyse. Les reproches faits à ces femmes, souvent engagées politiquement, leur dénient toute conscience politique autonome.

D’une part, il leur est reproché d’avoir engendré des Républicains, d’avoir laissé le  virus  marxiste s’insinuer à travers elle dans leur progéniture, de n’avoir pas tenu leur rôle traditionnel d’éducatrice selon les normes catholiques. Leur sexualité est jugée extrêmement négativement et largement fantasmée : assimilées à des prostituées, on les accuse d’infidélité, de pornographie, de bestialité. Dépourvues de leur chevelure, elles perdent leur pouvoir de séduction, et retournent à l’ordre masculin. Après la guerre, les tondues ont été assignées à résidence, avec visite obligatoire et régulière au commissariat, où on les retondait régulièrement, ce qui les désignait comme les éléments indésirables au sein de la société fasciste espagnole. Mais les solidarités républicaines subsistèrent après la fin de la guerre, et poussèrent les franquistes à déporter les tondues des Asturies dans des bastions conservateurs. Pour qui sonne le glas commence de cette façon :  Elle a un beau visage, pensa Robert Jordan. L’ordonnance nazie du 30 janvier 1940 qui interdit les relations sexuelles entre femmes aryennes et non-aryens prévoit la tonte comme moyen de répression.

Par une circulaire du 13 octobre 1941, Martin Bormann a interdit ce genre de punition publique. Les tondues les plus connues sont celles des pays d’Europe occidentale, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dès avant la période de la Libération et jusqu’à la fin de la guerre. Que les relations entre ces femmes et les Allemands soient de nature sexuelle ou pas, la tonte sert souvent d’exutoire pour une population asservie durant quatre ans. Dès la Libération, un grand nombre de tontes ont lieu, le plus souvent pendant la Libération, parfois quelques jours après. La première vague importante a donc lieu à la fin de l’été 1944.