Le second linceul PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le second linceul PDF tôt, des linges assimilés à cet événement sont devenus l’objet d’une dévotion particulière.


 » Cela se passait vers le mitan des années soixante. Comme un rituel, le jeudi après-midi, ma mère fourrait dans un sac son tricot et mon journal de Mickey. Nous cheminions en silence pour aller voir mourir Pépé à l’hôpital des cancéreux.  » Ainsi commence le récit d’une quête. Celle entreprise par Pierre Monier à la recherche de ses racines. Aux antipodes d’une plate et froide étude généalogique, le chercheur nous propose devibrer avec lui au fil de ses découvertes et de ses déconvenues. De la rude Ardèche aux pentes de la Croix-Rousse, l’auteur fait revivre pour nous tout un peuple de huguenots en révolte, de culs-terreux opiniâtres, d’ouvrières en soie faméliques, de mouliniers harassés, de poilus héroïques… Il nous raconte avec verve, tendresse et passion l’histoire d’une famille, l’histoire d’une région, notre histoire.

Dans la Pietà de Nouans, le  Saint-Suaire  semble le même drap qui unit Jésus, Joseph d’Arimathie et le voile de Marie. Les évangiles s’accordent sur ces points. Jean évoque des  linges  enveloppant le corps. Les traductions en français diffèrent sur ce terme : la TOB et la traduction Crampon parlent de  bandelettes , la Bible de Jérusalem parle de  linges , et celle de Louis Segond emploie le mot de  bandes . Selon l’Évangile, quand Jésus ressuscita, le linceul fut retrouvé à sa place dans le tombeau, mais sans son corps à l’intérieur. Assez régulièrement, on désigne par le terme de  Saint-Suaire  une relique qui ne contient que l’image du visage de Jésus. Il y a en fait confusion entre les deux reliques.

Assez tôt, des reliques apparaissent que l’on identifie au suaire ayant enveloppé le corps de Jésus. Articles détaillés : Mandylion et Doctrine d’Addaï. Ce récit, raconte comment le scribe royal Ananias, fit un portrait de Jésus  avec des couleurs choisies, et le rapporta au roi Abgar, son maître. Scholastique fait état d’une version ultérieure de la légende, Ananias ne parvenant pas à fixer l’image resplendissante de Jésus, celui-ci se serait appliqué un linge sur le visage et son image y aurait miraculeusement été imprimée. Ian Wilson, pensent qu’il est possible que, par un système de pliage, seul le visage ait été exposé. Cela permet hypothétiquement de relier cette image d’Édesse au linceul de Turin. Quelques éléments vont dans le sens de sa thèse.

Constantinople en 944, l’archidiacre de Sainte-Sophie prononce un sermon sur ce drap. On l’a longtemps cru perdu, avant qu’il soit retrouvé dans les archives du Vatican. En 1203, un chevalier croisé, Robert de Clari, affirme avoir vu le linceul à Constantinople :  et si i trova on le tunike qu’il avoit vestue, qu’on li despoulla quant on l’eut mené au mont de Cauvaire. Les Vénitiens se sont approprié les richesses en or, argent et ivoire, et les Francs ont fait de même avec les reliques des saints, dont la plus sacrée d’entre toutes, le drap dans lequel notre Seigneur Jésus-Christ fut enveloppé après sa mort et avant sa résurrection. Nous savons que les objets sacrés sont conservés par les pillards à Venise, en France et en d’autres lieux, le drap sacré à Athènes. Le suaire ou linceul de Turin est actuellement le plus connu.

Ostension du Saint-Suaire de Besançon, estampe de Jean-Charles Pellerin. Il s’agit selon les fidèles de l’image du corps d’un homme nu imprimée sur un tissu, image en laquelle les croyants croient reconnaître le Christ. Selon la légende, c’est Théodose II qui aurait fait don en 445, à Célidoine archevêque de Besançon, du Saint-Suaire. Une autre hypothèse tout aussi contestable, considère que le suaire de Besançon serait le linceul de Turin. Le baron Othon IV de la Roche aurait dérobé la relique lors du sac de Constantinople en 1204. 1523, le Saint-Suaire redécouvert est présenté chaque année au public le jour de Pâques et celui de l’Ascension ou le dimanche suivant.

La peste apparue en 1541 et réapparue en juin 1544, il est institué en 1544 une confrérie du Saint-Suaire qui multiplie prières et offrandes. On donne à la relique des pouvoirs de protection et guérison, notamment pour les malades des yeux. Les archives ecclésiastiques conservent la trace des miracles constatés. En février 1729, le clocher de la cathédrale Saint-Jean s’effondre, causant la destruction d’une partie de l’édifice dont l’abside du Saint-Suaire. Jean-Pierre Galezot est chargé de la reconstruction du clocher et de l’abside. Le suaire est alors placé en sécurité à l’arrière de l’autel dans plusieurs coffres dont cinq ecclésiastiques détiennent les différentes clés. La Révolution met un frein à cette extraordinaire dévotion.

En 1794 le suaire, expédié à Paris, est exhibé en séance à la Convention nationale. Face à cette duperie manifeste, les révolutionnaires réfutent l’origine antique du linceul et ordonnent sa destruction, prévoyant de le brûler ou le transformer en charpie pour les hôpitaux de Paris. N’ayant que des représentations imprécises de ce second suaire, il n’est pas possible de confirmer s’il présentait ou non des traces sanglantes. Très peu de représentations du suaire de Besançon nous sont parvenues.