Les drogués du pouvoir PDF

Les faits alternatifs des psychanalystes sur le TDAH 26. Version intégrale d’un article paru dans le Huffington Post. Ce diagnostic n’est reconnu par aucune des classifications françaises des les drogués du pouvoir PDF de l’enfance: ni la CIM10, ni la C.


Le Pouvoir rend fou, dit-on. Mais cet adage peut aussi s’inverser ne serait-ce pas la convoitise du Pouvoir qui révélerait d’emblée un déséquilibre narcissique initial justifiant une quête éperdue (et perdue) de compensation et de reconnaissance ? Ecoutons Erasme qui, dans
son Eloge de la Folie, écrivait déjà, en 1509, en se référant à Horace :  » Quoi de plus insensé que de flatter le peuple pour une candidature, d’acheter ses suffrages, de pourchasser l’applaudissement de tant de fous, de se complaire à être acclamé, de se faire porter en triomphe comme une idole ou de se tenir en statue d’airain sur le forum ?  » Folie du Pouvoir, pouvoir de la folie… Au départ, un manque d’affection ou un trop plein de maternage qui dégénère en dépendance : voilà qui identifie les drogués du pouvoir. Ces hommes, et parfois ces femmes, sont, comme les autres malades de l’émotion, gouvernés par leur addiction. Drogués, les hommes politiques ? Bernard Thomas, journaliste au Canard Enchaîné, en convient.  » L’idée qui paraît à première vue choquante s’impose comme une évidence. Le pouvoir est une drogue dure. Il modifie le comportement de personnes qui, sans lui, seraient sans doute « normales », jusqu’à les faire agir de manière insane. Les conditions dans lesquelles il s’exerce aujourd’hui, malgré les efforts incessants vers la démocratie, n’ont pas amélioré les dérives.  » Au jeu sinistre et sans rémission de la Vie et de la Mort, les dépendances adoptent des variations différenciées. La plupart des thérapeutes identifient l’héroïne comme la drogue du  » looser  » et la cocaïne comme celle du  » winner « . Dans un tel contexte, le Pouvoir
est alors incontestablement la drogue du  » killer « .

La CIM10 est la classification internationale des maladies, 10ème version, publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé en 1990. Il s’agit de la référence mondiale pour tous les diagnostics médicaux. Le TDAH est bien présent dans la CIM10, sous le code F90 et la dénomination  Troubles hyperkinétiques . Même si le nom choisi est différent de TDAH, les critères diagnostiques ne laissent aucun doute sur la nature du trouble, et sont quasiment identiques à ceux du DSM-IV-TR. Peut-on un instant imaginer que Gérard Pommier, psychiatre, fasse preuve d’une telle ignorance de sa propre spécialité médicale ? Il semble bien plus probable que ses co-auteurs et lui mentent délibérément pour faire croire au lecteur que ce diagnostic ne serait pas reconnu par l’Organisation mondiale de la santé, alors qu’il l’est depuis 1975. Quant à la CFTMEA, il s’agit d’une classification franco-française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent, sans validité scientifique et inconnue hors de nos frontières.

Un article précédent lui est consacré. Du point de vue des familles, le problème n’est pas tant que le TDAH ne soit pas reconnu par la CIM et par la CFTMEA : il l’est. Le problème est que les psychiatres et les psychologues de formation psychanalytique refusent, dans les faits, de formuler de tels diagnostics, refusant ainsi aux enfants avec TDAH une reconnaissance de leur situation et une prise en charge adaptée. Il n’y a pas de norme du désir sexuel pour l’être humain.

C’est même un mystère de savoir comment il se fait que l’espèce humaine a pu se perpétuer, tellement c’est pas naturel ». C’est même un mystère de savoir comment il se fait que l’espèce humaine a pu se perpétuer ». Gérard Pommier, dans « Psychanalyse: la théorie sexuelle », Sophie Robert, 2012. DSM 5″  Plus bas, il est également écrit :  Cette « Haute Autorité » a refusé la participation d’experts psychanalystes à ses travaux. 2014 une recommandation de bonne pratique concernant le TDAH, que chacun peut consulter en intégralité sur son site.

On peine à y trouver le moindre expert étranger. Ce « diagnostic » a été inventé sur mesure après la découverte de la Ritaline  La première description du TDAH remonte en fait à 1798, avant même que quiconque ne sache ce qu’était une amphétamine ! Cette description était déjà formulée en partie dans des termes similaires aux classifications actuelles. En somme, Bulat-Manenti, Pommier et Godart n’hésitent pas à réécrire l’histoire de la médecine. La Ritaline  a des effets secondaires négatifs, tel que l’accoutumance aux drogues  Aucune source n’est citée à l’appui de cette affirmation.