Les Mécomptes du chômage PDF

La monarchie de Juillet est le les Mécomptes du chômage PDF donné au régime politique du royaume de France entre 1830 et 1848. Le 7 août 1830, la Charte de 1814 est révisée. Le préambule rappelant l’Ancien Régime est supprimé.


Que nous cachent les très officielles statistiques du chômage, que l’on ne cesse de nous communiquer ? Dans cet essai inédit, Margaret Maruani s’attaque aux tabous qui entourent le chômage labellisé.
Chiffres à l’appui, elle révèle l’existence de tous les sans-emplois aux statuts divers, les salariés précaires, les travailleurs pauvres dont on ne parle jamais. Et justement elle les compte : entre 2,2 et 4,2 millions de chômeurs, 3,4 millions de salarié-e-s pauvres, 6 millions d’emplois atypiques.
Les working poor ne sont plus l’apanage des USA. Ils sont bien chez nous aujourd’hui. Et les femmes sont aux avant-postes, mais dans l’ombre des statistiques officielles. Là est peut-être le prix de la reprise : la décrue du chômage conventionnel contre la paupérisation d’une partie du salariat. Tels sont les contes et les mécomptes du chômage.
Même si le chômage a fortement diminué entre 1997 et 2001, la question demeure : sommes-nous réellement sortis du plein-chômage, c’est-à-dire d’une société où la pénurie d’emplois pèse sur le monde du travail dans son ensemble ? Et donc sur la société tout entière ?

Pendant trois mois, l’agitation, entretenue par la presse républicaine et libérale, est permanente. Palais-Royal, ce sont en permanence des attroupements qui réclament à tout bout de champ Louis-Philippe pour lui faire chanter La Marseillaise ou La Parisienne. Au ministère de l’Intérieur, Guizot renouvelle toute l’administration préfectorale et les maires des grandes villes. Au ministère de la Justice, Dupont de l’Eure, assisté par son secrétaire général, Mérilhou, change la plupart des procureurs généraux. L’élément le plus notable dans ce renouvellement du personnel politique et administratif est le retour aux affaires de la partie du personnel du Premier Empire qui en avait été écartée sous la Seconde Restauration.

La grande différence entre la Restauration et la monarchie de Juillet, avance Guy Antonetti,  n’a pas tant résidé dans la substitution d’un groupe social à un autre que dans la substitution, à l’intérieur du même groupe social, des tenants d’une mentalité favorable à l’esprit de 89 aux tenants d’une mentalité qui lui était hostile : socialement semblables, idéologiquement différents. Le 29 août, Louis-Philippe passe en revue la Garde nationale de Paris qui l’acclame. Cela vaut mieux pour moi que le sacre de Reims ! Le 11 octobre, le nouveau régime décide que des récompenses seront accordées à tous les blessés des  Trois Glorieuses  et crée une médaille commémorative pour les combattants de la révolution de Juillet. Les ministres perdent les appellations de Monseigneur et la qualification d’Excellence pour devenir Monsieur le ministre. Sont adoptées et promulguées des lois revenant sur des mesures impopulaires prises sous la Restauration. La loi d’amnistie de 1816, qui avait condamné à la proscription les anciens régicides, est abrogée, à l’exception de son article 4, qui condamne au bannissement les membres de la famille Bonaparte.