Les pièges de la discrimination PDF

Les contributeurs sont tenus de ne pas participer à une guerre d’édition sous peine de blocage. La thématique du sexisme est abordée par différentes disciplines comme l’analyse des médias, la sociologie, les sciences les pièges de la discrimination PDF, la psychologie, ou encore, la philosophie. De manière plus spécifique, le terme sexisme apparait durant la contribution de Lett nommé « Women and the Undergraduate ». Ce discours a été traduit en français sous le titre Sexisme, le mot pour le dire !


Ne pas louer un logement à un couple homosexuel, ne pas recruter un cadre parce qu’il est trop âgé, ne pas laisser un jeune entrer en discothèque parce qu’il n’a pas le faciès requis, persuader une écolière qu’elle n’est pas douée pour les mathématiques parce qu’elle est une fille : autant d’exemples qui montrent que la discrimination est à la fois intolérable… et universelle. Là est le paradoxe. Car, comme le montre Patrick Scharnitzky, discriminer est aussi un réflexe naturel pour exister avec autrui, se rassurer sur ses propres aptitudes., affirmer son identité et rendre le monde social moins menaçant. Dans cet ouvrage, il démonte les idées reçues et s’attache à comprendre comment se construisent les stéréotypes qui nous prédisposent aux actes discriminatoires et pourquoi ils se manifestent, parfois à notre insu. Nous sommes tous potentiellement acteurs et victimes de la discrimination. Comment sortir de cette contradiction et trouver des solutions politique et sociales acceptables ? Tel est l’enjeu de la très moderne question de la discrimination.

Dans ce discours, elle dit en partie que : « There is recognition abroad that we are in many ways a sexist country. Sexism is judging people by their sex when sex doesn’t matter. Sexism is intended to rhyme with racism. Il peut également être considéré comme recouvrant des attitudes, des croyances et des comportements qui soutiennent l’inégalité entre le statut des femmes et des hommes.

Dans le cas où cette croyance concerne la haine des femmes ont parle de misogynie et de misandrie dans le cas inverse. Les sociologues Charlotte Perkins Gilman, Ida B. Wells, et Harriet Martineau ont décris les systèmes aboutissant à une inégalité de genres, mais sans utiliser le terme ‘sexism’ encore inexistant. Le concept de sexisme a été élaboré à la fin des années 1960 par la deuxième vague féministe. Il s’agissait de rendre compte de la spécificité du rapport de domination exercé sur les femmes. Il est a noter que cette approche est, contrairement à l’approche essentialiste, non-globalisante. Elle ne prétend pas expliquer « la nature » de l’homme en fonction de son genre.

Elle cherche plutôt à fournir une explication évolutionniste à la sur-présence genrée de certaine caractéristique. En ceci, elle s’oppose à l’idée de tabula rasa souvent défendue au sein de la sociologie constructiviste. Ce sont leurs différences biologiques qui détermineraient leurs différences psychologiques. Deux raisons permettent d’expliquer la popularité de l’approche essentialiste. Du point de vue de l’approche essentialiste, les femmes et les hommes sont donc biologiquement divisés. L’essentialisme divise les hommes et les femmes en catégories mutuellement exclusives, et de ce fait renforce la perception des deux sexes comme biologiquement opposés. Ainsi, les constructivistes mettent en avant diverses théories.

Une autre théorie est celle de la  socialisation du genre . Il s’agit d’un processus dans lequel les enfants découvrent les identités féminines et masculines. Cela s’explique principalement par le fait que dès leur venue au monde, les enfants sont traités différemment selon qu’ils soient de sexe masculin ou féminin. Les constructivistes mettent également l’accent sur la manière dont la société communique les croyances culturelles, partagées par tous, sur la manière dont les hommes et les femmes devraient se comporter. Le constructivisme, via un mécanisme d’apprentissage des rôles sociaux, des valeurs, des normes et des attentes culturelles d’une société, peut expliquer l’apparition de certaines formes de sexisme. Les stéréotypes de sexe sont à la fois descriptifs et prescriptifs.

Tous les stéréotypes incluent des composantes descriptives et prescriptives mais les stéréotypes de genre sont plus prescriptifs que les autres. Cela est dû au fait que les individus côtoient de plus en plus les deux genres. Ceux qui adhèrent à une vision stéréotypée les prendront donc en  pitié  ou éprouveront de la compassion pour elles. Exemple d’affiche de propagande représentant un stéréotype de genre concernant les femmes. D’autre part, la théorie des rôles sociaux d’Eagly offre une autre typologie du contenu des stéréotypes de genre.

En d’autres termes, les stéréotypes de genre attribuent à chaque groupe un ensemble de qualités que l’autre groupe ne possède pas. Au sexe féminin : affectueuse, enjouée, compatissante, sensible aux besoins des autres, douce, sympathique et aimant les enfants. Le processus de naissance des stéréotypes de genre peut être expliqué par la théorie du rôle de genre d’Alice Eagly. Par exemple, l’éducation des enfants réclame des qualités de pourvoyeur de soin et de tendresse, entre autres. La théorie des rôles sociaux d’Alice Eagly présuppose que les stéréotypes de genre proviendraient de différences réelles entre les hommes et les femmes. Pour les besoins de leur expérience, ils ont imaginé une planète fictive composée de deux groupes : les Orinthiens et les Ackmiens.

Pour une moitié des sujets de l’expérience, les Orinthiens travaillent en ville tandis que les Ackmiens s’occupent des enfants. Pour l’autre moitié des sujets, les proportions sont inversées : les Ackmiens sont travailleurs et les Orinthiens s’occupent des enfants. Le processus de maintien des stéréotypes de genre s’opère notamment via un mécanisme de prophétie autoréalisatrice. L’auto-stéréotype : les individus se conforment volontairement aux stéréotypes d’un groupe déterminé. La confirmation : les individus constatent que les autres membres du groupe se conforment également aux stéréotypes de genre et suscitent des comportements qui vont dans leur sens.

La conformité : les personnes subissent la pression du groupe pour agir conformément aux stéréotypes de genre définis par le groupe. La permission : les individus sentent qu’il est légitime d’utiliser les stéréotypes de genre dictés par le groupe pour percevoir le comportement des autres. En effet, si la société estime que le sexisme n’est pas un grand mal, les individus sexistes n’éprouveront pas de scrupules à utiliser les stéréotypes de genre pour justifier leurs actions et leur discours. Les stéréotypes de genre peuvent avoir différentes conséquences sur les hommes et sur les femmes. Les travaux sur la menace du stéréotype sont relativement récents. Mary Blade enseignant les mathématiques à la Cooper Union en 1946. La menace du stéréotype représente donc l’effet qu’un stéréotype peut avoir sur une personne visée par celui-ci.