Les prisonniers de guerre français en Allemagne pendant la Première Guerre mondiale: Expérience d’une humiliation ou début d’une réconciliation ? PDF

Le problème est radicalement différent en 1942, tant sur le plan sociologique, que sur le plan juridique. 3 septembre 1940 une protestation du général Huntziger au les prisonniers de guerre français en Allemagne pendant la Première Guerre mondiale: Expérience d’une humiliation ou début d’une réconciliation ? PDF von Stulpnagel, président de la commission allemande d’armistice.


Thèse de Master de l’année 2007 dans le domaine Histoire Europe – autres pays – Époque guerres mondiales, note: 17/20, Rheinisch-Westfälische Technische Hochschule Aachen (Université de Reims et RTWH Aachen), cours: Civilisation allemande, langue: Français, résumé: Après quatre ans d’une guerre qui a profondément bouleversé l’Europe, chaque pays est amené à faire le bilan. Avec 1,4 millions de victimes, la France compte proportionnellement le bilan humain le plus lourd. Un peu partout l’on se met à ériger des monuments aux morts et des stèles. Le Poilu devient le symbole de la victoire, le défenseur des valeurs, le héros de la nation. La guerre a détruit tellement de choses que tout est à reconstruire. On parle de Der des Der, on rêve d’un monde de paix. Pourtant, le deuil est omniprésent. Les différentes médailles comme la Croix de Guerre ou la Légion d’Honneur viennent témoigner aux soldats de la reconnaissance de la patrie mais contribuent à jeter un voile doré sur les atrocités du conflit. En trônant sur les monuments, le Poilu allait rester pour longtemps la seule représentation d’une guerre engloutissant par là même une catégorie bien précise de soldats. Ces soldats oubliés à qui l’on n’a pas donné le nom de Poilus, ce sont les prisonniers de guerre.

« Ton livre montre que, même en esclavage, les hommes qui ont du cœur savent imposer le respect et peuvent encore servir leur pays. » Cette phrase du député César Campinchi est tirée de la préface du livre de Roger Pelletier. Elle condense des concepts qui nous poussent à nous poser la question suivante : est-ce que la captivité des prisonniers français en Allemagne pendant la Première Guerre mondiale a été l’expérience d’une humiliation ou le début d’une réconciliation ? La captivité, confrontation entre deux pays, pose également la question de l’image de l’Allemand et de l’évolution de cette dernière chez les prisonniers.

Dès l’été 1940, écrit Bernard Vogler, l’attitude des catholiques est quasi-unanime dans le refus, qui ne fait que s’accentuer durant les quatre années, soit une attitude totalement différente de leurs coreligionnaires sous le régime de Vichy En été 1940 la grande majorité des protestants s’imaginent que ce sont les mêmes Allemands que ceux d’avant 1918. Stèle des malgré-nous à la gare de Strasbourg-Cronenbourg. Ce territoire reste donc juridiquement français, bien qu’il fasse partie de la zone militairement occupée par l’Allemagne. Le bruit se répand alors qu’une clause secrète avait de nouveau livré l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne, à cette différence près que les trois ex-départements français ne formaient plus une entité propre, comme c’était le cas lors la précédente annexion. Jusqu’en août 1942 cependant, si on multiplia les organisations paramilitaires, où la population, les jeunes surtout, était obligée de s’inscrire, on s’abstint de l’ultime transgression juridique, la mobilisation obligatoire dans l’armée allemande. Mieux encore, l’Allemagne proclamait qu’elle n’avait pas besoin des Alsaciens-Lorrains pour gagner la guerre, qu’elle espérait bientôt terminée et victorieuse.

Les services de Goebbels n’en firent pas moins une propagande active pour inciter les jeunes Alsaciens et Lorrains à s’engager, mais sans le moindre résultat. Au printemps 1942, à Vinnitsa, il persuada Adolf Hitler, au début fort réticent, d’introduire le service militaire obligatoire en Alsace, ce qui fut fait officiellement le 25 août 1942. Josef Bürckel, gauleiter du Gau Westmark. De son côté, le gauleiter Josef Bürckel, responsable de la Moselle annexée, avait promulgué l’ordonnance instituant le service militaire obligatoire pour les Mosellans dès le 19 août 1942.

Bürckel déclara, non sans hypocrisie, que les Lorrains qui ne se sentaient pas allemands pouvaient demander, avant le 5 septembre 1942, à être expulsés vers la France. Ce n’est pas mon intention de justifier juridiquement cette mesure si incisive dans la vie de l’Alsace. Il n’y a aucune raison de faire cela. Chaque décision que le Troisième Reich Grand-Reich-Allemand prend à ce sujet est appuyée par le droit formel et réel et est inattaquable.