Marie Malibran: Histoire d’une cantatrice PDF

Suscitant les passions — ce qui lui valut d’être autant adulée que marie Malibran: Histoire d’une cantatrice PDF — Maria Callas reste, tant par la réussite exceptionnelle de sa vie professionnelle que par sa vie privée mouvementée, l’icône même de la  diva . On sait surtout que ce fut un nom d’artiste.


Extrait : « Ainsi les poètes chantent les artistes. Ainsi Lamartine chantait la Malibran au moment où celle-ci, succombant dans son printemps aux suites d’un accident dramatique dont la nouvelle avait terrifié l’Europe, venait de quitter la terre, emportant avec elle le secret des accents si souverainement pathétiques qui avaient ému, séduit et fasciné toute une génération. »

À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN :

Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de grands classiques de la littérature ainsi que des livres rares, dans les domaines suivants :

• Fiction : roman, poésie, théâtre, jeunesse, policier, libertin.
• Non fiction : histoire, essais, biographies, pratiques.

Italie en 1947, son nom de scène mentionné sur sa demande de passeport est cette fois  Maria Callas . Elle conserve ce nom, inscrit sur toutes les pièces d’administration et passeports, toute sa vie active jusqu’en 1966, année où elle renoncera officiellement à la nationalité américaine à l’ambassade des États-Unis de Paris. Elle fut baptisée le 26 février 1926 selon le rite orthodoxe et reçut les deux prénoms choisis par ses parrains : Anna et Maria. Mary Anna, Mary étant le prénom que lui conservent jusqu’à la fin tous ses intimes. Georges Kaloyeropoulos, fils de paysan, tient une pharmacie à Meligalas, une bourgade Messénie tandis que sa femme Evangelia, est fille de colonel. 1917, et un garçon, Vassilis, né en 1920 mais qui ne survit pas à une méningite au cours de l’été 1922.

Leur nouvelle vie commence dans le quartier grec de New York, surnommé la  petite Athènes , où le docteur Lantzounis, un ami précédemment émigré et futur parrain de Maria, a prévu de les loger. L’appartement est situé à Astoria, au nord du Queens, face à l’île de Manhattan où naîtra Maria. Son caractère s’aigrit et pèse lourdement sur l’ambiance familiale durant les années suivantes. Georges était parti de Grèce avec un pécule suffisant pour monter un nouveau commerce. Mais l’adaptation à une nouvelle vie, les petits métiers provisoires, l’assimilation préalable de la langue, l’attente de l’obtention d’un diplôme pour exercer sa profession de pharmacien vont longtemps différer le projet. Aux dires de Lantzounis, l’insouciant pharmacien  se comporte comme un banquier  dès le début et fait vivre sa famille au-dessus de ses moyens.

Le seul événement notable de l’enfance de Maria avant l’âge de 5 ans est son accident en juillet 1928, quand elle traverse une rue imprudemment pour rejoindre sa sœur jouant sur le trottoir d’en face, et se fait accrocher par une voiture. Les Kaloyeropoulos déménagent neuf fois en huit ans, d’abord pour des appartements plus confortables puis vers de plus modestes. Cette dégradation de situation n’est pas faite pour atténuer l’irascibilité de la mère, soucieuse de paraître. Georges multiplie les aventures, ce qui n’aide pas Evangelia à aller mieux. Les deux filles changent cinq fois d’école. Bien que vivant désormais comme un satellite, Georges reste celui qui fait subsister sa petite famille mais, au grand dam de son épouse, avec parcimonie.