Mythologie et médecine PDF

Expansion celtique maximale, en 275 av. Des éléments importants de la mythologie celtique ont été repris dans le corpus littéraire appelé Matière de Bretagne, notamment dans le cycle arthurien. Dès que l’on aborde le domaine celtique, que ce soit au niveau de la civilisation, du druidisme ou de la mythologie, on se trouve inévitablement mythologie et médecine PDF au problème des sources.


Dans l’Antiquité, les mythes agissaient en structurant toutes les représentations du corps et de l’esprit qui donnaient un sens à la condition humaine. Un grand nombre de ces représentations subsistent, à notre insu, dans nos conceptions les plus actuelles concernant la maladie, la santé ou la mort, parce que la plupart des mots qu’utilise notre médecine moderne sont issus du latin et du grec et que ces mots étaient autrefois adressés aux dieux et façonnés dans l’art poétique.
Jacqueline Vons est une amie des textes anciens, qu’elle fréquente depuis toujours : elle a recherché ceux traitant des mythes se rapportant à la médecine et à la santé, qu’elle a elle-même retraduits pour la plupart. Elle nous entraîne dans un périple d’une étonnante modernité : les conceptions mythiques traitant de la beauté des corps divins, de la condition mortelle des hommes, des origines divines de la maladie, de l’art d’opérer avec les mains, de l’invention des arts et des techniques, de la fabrique du corps, des eaux guérisseuses, de la coction, de la parole qui soigne… éclairent d’une manière insoupçonnée certaines conceptions scientifiques parmi les plus rationnelles en dévoilant leur enracinement dans une tradition millénaire et en illustrant leur filiation mythique.

Deux types de sources nous livrent des informations générales. Commentaires sur la Guerre des Gaules. Ces témoignages donnent souvent une image négative des peuples celtes, compte tenu des relations belliqueuses qu’ils entretenaient, et la méconnaissance de leurs voisins. En ce qui concerne le domaine gaulois les sources dont on dispose sont très rares et très fragiles. Pour l’essentiel, nous ne savons à peu près rien du monde des dieux gaulois, même s’il est certain qu’ils aient eu une mythologie aussi élaborée que celle rapportée par les textes irlandais. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique, qui se sont transmis oralement de générations en générations.

Ulster, ou cycle de la Branche Rouge, décrit les héros et rois de l’Irlande protohistorique et l’intervention habituelle des dieux. Le récit important est le Mabinogion, aussi appelé Les Quatre branches du Mabinogi, étant composé de 4 contes : Pwyll, prince de Dyved, Le Mabinogi de Branwen, Manawydan fils de Llyr et Math fils de Mathonwy. Les collecteurs transcripteurs ont affublé tous ces mythes d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre le substrat celtique original. Aucun de ces dieux n’a de rôle clairement défini, et leurs caractéristiques sont souvent interchangeables selon les régions.

Lucain tantôt à Mercure, tantôt à Mars. On le considère parfois de façon schématique comme le dieu du ciel. Ses attributs indiquent qu’il est en outre Dieu du tonnerre, dieu de la guerre, dieu du feu, dieu des morts, mais aussi dieu du ciel. On a souvent pensé que le Mercure dont parle César était Lug.

Dagda irlandais, qui possède des talismans aux mêmes fonctions : une massue et un chaudron. Dieu des forêts et de l’agriculture. Par  totémique , on entend  à attributs d’animaux . Les Celtes ne vénéraient pas des dieux mi-hommes mi-bêtes : les attributs animaux n’étaient là que pour souligner un aspect symbolique du dieu.