Niels Bohr et la physique quantique PDF

Please forward this error screen to s032. Niels entre à l’université de Copenhague en 1903. Dès 1906, il travaille sur le thème des vibrations d’un jet de liquide niels Bohr et la physique quantique PDF son mémoire obtient une récompense de l’Académie royale danoise des sciences et des lettres. Schématisation des orbites circulaires dans le modèle de Bohr.


Qui peut se vanter d’avoir  » son  » atome, et d’avoir fait passer sa ville à la postérité ? L' » atome de Bohr  » fait partie de l’histoire de la physique, tout comme  » l’interprétation de Copenhague « , qui marque la naissance de la physique quantique. C’est en effet à Copenhague que le physicien danois Niels Bohr (prix Nobel de physique en 1922) réunit dans les années 1920 et 1930 un groupe de brillants physiciens avec qui il défricha les bases théoriques et expérimentales de la nouvelle physique, inventant pour l’expliciter un langage tout aussi novateur. Du noyau atomique à la bombe, de réflexion philosophique en discussion contradictoire avec Einstein, ce petit livre invite à mieux connaître un homme hors du commun, et fait revivre une époque charnière pour notre compréhension du monde.

Se basant sur les théories de Rutherford, il publie en 1913 un modèle de la structure de l’atome mais aussi de la liaison chimique dans une série de trois articles de la revue Philosophical Magazine. Il rentre au Danemark en 1912 et se marie peu après. De cette union naîtront six garçons, le plus connu étant Aage Bohr, lauréat du prix Nobel de physique de 1975. Il devient assistant à la chaire de physique de l’université de Copenhague. En 1914, il accepte un poste de professeur à l’université de Manchester. Durant la Première Guerre mondiale, le Danemark est un État neutre et Bohr peut rester dans la recherche civile, même en Angleterre où il se trouve. En 1916, Bohr devient professeur à l’université de Copenhague dans la chaire de physique théorique tout juste créée.

Il est nommé en 1920, directeur du tout nouvel Institut de la physique théorique dont il est le fondateur. Cet établissement prendra le nom de Niels Bohr Institutet en 1965. Bohr est aussi à l’origine du principe de complémentarité : des objets peuvent être analysés séparément et chaque analyse fera conclure à des propriétés contraires. En octobre 1927, il rencontre pour la première fois Albert Einstein au cours du cinquième congrès Solvay avec qui il aura de très fréquents entretiens jusqu’en 1935.

Einstein défend le caractère provisoire de la théorie quantique, ne se satisfaisant pas de cette dernière au niveau épistémologique. Bohr, au contraire, considère qu’il s’agit d’une théorie achevée. Albert Einstein et Niels Bohr en 1930 à l’occasion d’un Congrès Solvay. Lors d’un débat, Niels Bohr se disputait avec Albert Einstein à propos de la réalité de la physique quantique. Einstein, excédé, jeta à Niels Bohr :  Dieu ne joue pas aux dés ! Bohr répondit :  Qui êtes-vous, Einstein, pour dire à Dieu ce qu’il doit faire ? Cet échange est devenu célèbre par la suite.

1930, ses recherches s’orientent vers le noyau atomique pour lequel il propose le modèle, dit  de la goutte , où l’ensemble des particules constitutives de ce dernier reste fortement lié, ne permettant que des interactions globales avec l’extérieur. En 1943, Bohr s’échappe du Danemark occupé, où il est menacé en raison des origines juives de sa mère, et gagne la Suède avec l’aide de la résistance danoise. De là, il est conduit clandestinement en Angleterre dans un chasseur-bombardier Mosquito. Après la guerre, il rentre à Copenhague et milite pour une utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, en particulier avec la création du Laboratoire national Risø en 1956, ce qui lui vaut d’être lauréat de l’Atoms for Peace Award en 1957. Il meurt à Copenhague le 18 novembre 1962.

Sa sépulture se trouve au parc-cimetière Assistens. Une légende urbaine attribue à Niels Bohr une anecdote concernant la mesure de la hauteur d’un bâtiment à l’aide d’un baromètre. On peut se demander si le recours à cette personne célèbre n’est pas une manière de transformer une anecdote amusante en un pamphlet contre la  rigidité de l’enseignement scolaire  opposée à la  créativité . Du temps de Bohr, tous les étudiants devaient commencer leur cursus universitaire en acquérant une base solide dans ces disciplines, et cela, quelle que soit la spécialité choisie. L’influence sur Bohr du philosophe Harald Höffding, commentateur de Sören Kierkegaard, a souvent été évoquée dans ce contexte. Il distingue dans cette perspective deux types de penseurs : ceux qui, comme Hegel, s’occupent de continuité, et ceux qui, tel Kierkegaard, privilégient la discontinuité et les inconciliabilités. Selon cette théorie, aucune relation de correspondance terme à terme ne peut être établie entre les concepts de la physique et le monde.

Il l’abandonne toutefois peu à peu, adoptant une attitude de plus en plus kantienne, au sens où il exprime de plus en plus son refus de statuer sur la nature des choses-en-soi, pour insister plutôt sur les principes constitutifs de la formalisation des phénomènes. Schématisation des orbites circulaires d’un atome d’hydrogène selon le modèle de Bohr, avec émission d’un photon lors du passage d’un électron d’une orbite déterminée à une autre de niveau d’énergie moindre. La première contribution importante de Bohr à la physique atomique consiste en une refonte du modèle de l’atome à partir des années 1912-1913. Cette conception présentait un défaut majeur : elle n’était pas stable. En effet, selon les lois de l’électromagnétisme, toute particule en mouvement accéléré émet un rayonnement et perd ainsi de l’énergie. En tournant autour du noyau, les électrons devraient donc perdre leur énergie et finir par s’effondrer sur le noyau. Son idée fondamentale est que le rayonnement énergétique n’est pas émis ou absorbé de manière continue, comme le suppose l’électrodynamique classique, mais correspond au passage du système atomique vers différents états eux-mêmes stationnaires.