Pandémie PDF

Note : cet article traite de l’évolution spatiotemporelle de l’épidémie de grippe espagnole de 1918-1919. Pour l’article général, voir Grippe de 1918. Les journaux français parlaient donc de la grippe pandémie PDF qui faisait des ravages en Espagne.


Aux États-Unis, dans certains laboratoires d’État se préparent de drôles de mixtures. Et certainement pas pour le bien-être de l’humanité. Que le virus d’Ébola puisse faire des milliers de morts ne semble pas être suffisamment mortifère à des savants fous. A leur sens, en améliorer ses performances serait bien intéressant. Sauf lorsque le nouveau virus échappe à leur contrôle. Et là, inutile de battre sa coulpe. Vivez une aventure haletante avec Trevor et Lisa, deux personnages aux caractères attachants et bien différents !

Photographie électronique du virus de 1918 rétrospectivement reconstitué par génie génétique à partir d’échantillons de restes humains de 1918. Un premier virus grippal, dit  virus père , serait apparu en Chine, inhabituellement contagieux. Cette souche a probablement sévi dès 1916, mais elle ne fut identifiée comme telle et suivie avec plus d’attention qu’à partir d’avril 1918 et jusqu’à juin 1918. Ce virus a ensuite muté en une souche particulièrement contagieuse et virulente dite  de la grippe espagnole , ayant connu une première extension épidémique aux États-Unis d’Amérique, et ayant décimé de 21 à 100 millions d’individus, selon les sources et estimations.

Du fait de l’absence d’étude sur des souches originales du virus de la grippe espagnole, aucune souche n’ayant pu être conservée, il est impossible de déclarer, aujourd’hui du moins, quelle est la source qui a vu apparaître le  virus père . Si cela demeurait inconnu à l’époque, nous savons désormais que les différentes espèces d’oiseaux, notamment les canards domestiqués, sont des réservoirs naturels de quantité de virus et que ceux-ci peuvent, sous certaines conditions, se transmettre à d’autres espèces, tels les porcs. Ce que l’on sait de ce virus père tient en ses propriétés pathologiques. Soit un cas mortel sur 666 malades, particulièrement chez les vieillards et les nourrissons, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Ce virus père ne différant de ceux des autres grippes que par une contagiosité plus élevée qu’à l’accoutumée, lui permettant d’engendrer une épidémie timidement internationale, cela n’est pas encore assez pour être appelé pandémie. Les débuts de cette pandémie ont été discrets, car le virus n’était d’abord pas mortel.