Pulsions et destins des pulsions PDF

N’oubliez pas que l’objet pulsions et destins des pulsions PDF’étude, en 1ère, est centré sur le personnage. C’est pourquoi il est nécessaire d’étudier l’oeuvre dans cette optique.


La pulsion, dira Jacques Lacan en 1964, est l’un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. Sa théorie, formulée en 1915 par Freud dans « Pulsions et destins des pulsions », fait le pont entre Pour introduire le narcissisme (1914) où la libido est définie et Au-delà du principe de plaisir (1920) où apparaît la pulsion de mort. Freud y étudie « le devenir des pulsions sexuelles » et aborde les thèmes de l’amour et de la haine, du sadisme et du masochisme, du voyeurisme et de l’exhibitionnisme, du refoulement et de la sublimation.
Sans ce texte de Freud, il n’est pas possible de comprendre Melanie Klein ou Jacques Lacan. C’est dire son importance. Mais en dehors de sa portée théorique, il éclaire notre époque, où l’irrationnel, l’animalité, les émotions sont devenues en tous domaines, même sexuels, des repères pour gouverner sa vie.

Pourquoi, aussi, j’ai choisi L’étranger Quelques sites offrent des études intéressantes de Meursault. N’hésitez pas à les consulter pour compléter le travail effectué en classe. Oral du bac – Voici quelques problématiques possibles pour les extraits choisis. Vous pouvez vous entraîner à y répondre afin de préparer l’épreuve. CAMUS, Albert, L’Étranger, 1re partie, chap. Comment Camus a-t-il renouvelé la vision du monde et la présentation des personnages dans ce début du roman ?

Qu’y a-t-il d’étonnant dans ce début de roman ? Quelle image du narrateur personnage nous est donnée dans cet incipit ? Qu’est-ce qui fait la force dramatique de cet épisode ? Pourquoi ce moment du meurtre est-il décisif pour Meursault ? Montrez la dimension à la fois tragique et épique de ce passage.

CAMUS, Albert, L’Étranger, 2e partie, chap. Comment s’exprime ici la satire de la justice ? Quels sont les registres dominants ? En quoi Meursault est-il représentatif du héros moderne dans ce passage ? Meursault est-il un héros à la fin du roman ?

Quelle vision de l’homme et du monde nous donne la fin de ce roman ? Séquence 1- Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile: Mère décédée. L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi.

Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J’ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. Mais il n’avait pas l’air content. Je lui ai même dit : Ce n’est pas de ma faute. J’ai pensé alors que je n’aurais pas dû lui dire cela.

En somme, je n’avais pas à m’excuser. J’ai pris l’autobus à deux heures. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit: On n’a qu’une mère. Quand je suis parti, ils m’ont accompagné à la porte. J’étais un peu étourdi parce qu’il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard. Il a perdu son oncle, il y a quelques mois.

J’ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c’est à cause de tout cela sans doute, ajouté aux cahots, à l’odeur d’essence, à la réverbération de la route et du ciel, que je me suis assoupi. J’ai dormi pendant presque tout le trajet. Et quand je me suis réveillé, j’étais tassé contre un militaire qui m’a souri et qui m’a demandé si je venais de loin. J’ai dit oui pour n’avoir plus à parler.

L’incipit programme la suite du texte : généralement, il sert à définir le genre du texte et annonce le point de vue adopté par le narrateur ainsi que les choix stylistiques de l’auteur. L’incipit a également pour fonction d’ « accrocher » le lecteur. Séquence 2 – C’était le même éclatement rouge. Sur le sable, la mer haletait de toute la respiration rapide et étouffée de ses petites vagues.

Je marchais lentement vers les rochers et je sentais mon front se gonfler sous le soleil. Toute cette chaleur s’appuyait sur moi et s’opposait à mon avance. Je voyais de loin la petite masse sombre du rocher entourée d’un halo aveuglant par la lumière et la poussière de mer. Je pensais à la source fraîche derrière le rocher. J’avais envie de retrouver le murmure de son eau, envie de fuir le soleil, l’effort et les pleurs de femme, envie enfin de retrouver l’ombre et son repos. Mais quand j’ai été plus près, j’ai vu que le type de Raymond était revenu. Il reposait sur le dos, les mains sous la nuque, le front dans les ombres du rocher, tout le corps au soleil.

Son bleu de chauffe fumait dans la chaleur. Pour moi, c’était une histoire finie et j’étais venu là sans y penser. Dès qu’il m’a vu, il s’est soulevé un peu et a mis la main dans sa poche. Moi, naturellement, j’ai serré le revolver de Raymond dans mon veston. Alors de nouveau, il s’est laissé aller en arrière, mais sans retirer la main de sa poche. J’ai pensé que je n’avais qu’un demi-tour à faire et ce serait fini. Mais toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi.