Sous le signe du clivage (Inconscient et Culture) PDF

De façon générale, la liberté est un concept qui désigne la possibilité d’action ou de sous le signe du clivage (Inconscient et Culture) PDF. En mécanique par exemple, on parle de degrés de liberté pour comptabiliser les mouvements possibles d’une pièce.


Il n’y a pas un clivage mais des clivages : clivage du moi chez S. Freud, clivage narcissique chez S. Ferenczi, clivage des objets chez M. Klein, clivage du sujet chez J. Lacan… La liste est interminable, et P.-C. Racamier a fait monter d’un cran la complexité en affirmant que les clivages sont contagieux et ne se limitent pas à la vie intrapsychique, mais s’expriment aussi dans le lien. Il sera également question de clivages groupaux, voire sociaux.
Les contributeurs de ce livre ont tous été amenés, par leur clinique, à approfondir le concept de clivage, mais à partir de champs parfois très éloignés les uns des autres :
J.-C. Maes, sémioticien, et G. Bayle, psychodramatiste, explorent sa métapsychologie
• D. Arnoux, kleinien, et I. Gernet, psychosomaticienne, approfondissent son rôle
dans la construction du psychisme
• J. Roisin, lacanien, et E. Darchis, thérapeute familiale psychanalytique, abordent
la question du traumatisme
• B. Brusset, freudien, effectue une première synthèse et s’intéresse aux pathologies s’organisant sur un clivage
• R. Kaës, groupaliste, reprend le thème autour de l’articulation de l’intrapsychique, du lien et du groupe
• V. de Coorebyter, philosophe, l’étend aux partis politiques et J.-C. Maes aux sectes.
Le livre se conclut sur la portée paradoxalement thérapeutique de certains clivages.

Pour le sens commun, la liberté s’oppose à la notion d’enfermement ou de séquestration. Une personne qui vient de sortir de prison est dite libre. Le sens originel du mot liberté est d’ailleurs assez proche : l’homme libre est celui qui n’a pas le statut d’esclave. Dans une telle formulation, la liberté est étroitement liée au concept de droit, allant jusqu’à confondre les deux notions.

Dans la mesure où ces deux perspectives se recoupent de diverses manières, leur chevauchement peut provoquer des erreurs d’interprétation dans les analyses et la confusion dans les débats. Il faut donc prendre soin de distinguer les différents sens de ce mot. L’existence d’un degré de liberté suppose que le sujet soit confronté au moins à une alternative. Le propre de cette situation implique qu’un libre choix est possible, qui ne peut s’exprimer que par un renoncement aux autres possibilités.

Il en résulte que nécessairement, l’attribution d’une possibilité d’agir, rend impossible une ou plusieurs autres possibilités d’agir et modifie donc d’autant le champ de libertés d’un individu. La théorie des jeux enseigne que le choix est également affecté par la perception d’enjeux partagés avec d’autres. Dans une situation d’ enjeu fermé , le choix opéré détermine des effets qui produisent des conséquences qui ne peuvent se réaliser objectivement et nécessairement qu’au détriment ou à l’avantage d’une des parties. Le choix s’opérant — qu’on le veuille ou non — dans un contexte de rivalité. La liberté peut donc constituer un attribut de l’être humain, de sa volonté, et être la condition de droits naturels ou positifs, mais aussi de devoirs et obligations. Comme le dit Saint Augustin  Aime, et fais ce que tu veux  : En ce sens la liberté est l’expression d’une dynamique comprise comme étant aussi une responsabilité.

Dans cette perspective, la défense des Libertés est assurée par un État minimal. Ainsi la liberté de poursuivre des études supérieures peut demeurer pour certains citoyens une liberté formelle si les droits d’inscription ou les conditions économiques constituent une entrave à l’exercice de ce droit . Dans cette perspective, un droit est considéré comme un dû, c’est-à-dire une créance de l’État envers ses citoyens. L’exercice de la liberté doit comporter une dimension vécue que l’on ne saurait réduire au seul choix volontaire. D’une certaine manière  la liberté s’use si l’on ne s’en sert pas . C’est pourquoi L’enquête socio-politique sur la pratique de la liberté est au moins aussi fondamentale que le questionnement concernant le problème philosophique de son existence et de son éventuelle essence.