Versailles II. Le Testament PDF

Vue intérieure depuis la tribune royale. Versailles, près de l’angle versailles II. Le Testament PDF forment l’aile du Grand Appartement du Roi et l’aile nord. Quatre projets précédèrent la chapelle royale actuelle, plus ou moins aboutis et oubliés au gré des transformations architecturales du château.


La chapelle actuelle fut achevée et bénie en 1710, après un chantier qui dura de nombreuses années, une première ébauche du projet datant en effet de 1687. La chapelle royale définitive, consacrée en 1710, fut précédée par quatre sanctuaires successifs, réalisés à divers emplacements du palais. Les chapelles formèrent le lieu dans lequel se déroulèrent les activités quotidiennes de la cour lors de l’Ancien Régime. Pour permettre au souverain d’assister depuis la tribune du premier étage aux cérémonies du culte, toutes les chapelles successives du château de Versailles furent conçues à deux niveaux. L’agrandissement du château profita par la suite à la chapelle qui fut déplacée en 1670 au sud, à l’emplacement de l’actuelle Salle des Gardes de la Reine. Au rez-de-chaussée existait un espace réservé aux effectifs musicaux. Deux ans plus tard, en 1672, une nouvelle chapelle fut installée à l’emplacement de l’actuelle salle dite du Sacre.

Elle fut bénie le 3 novembre 1672 et avait une superficie de près de 250 m2. Elle était conçue selon un plan rectangulaire et, au premier étage, une balustrade prolongeait la tribune du roi sur les trois autres côtés. Un projet spectaculaire fut prévu pour la voûte, comme en témoigne une maquette de le Brun de 1675. D’un seul tenant, elle représentait Dieu le Père dans Sa gloire du côté de l’autel et, à l’opposé mais sans solution de continuité, saint Michel terrassant les anges rebelles. En 1682, la Cour s’installe à Versailles. Le projet de le Brun est alors abandonné.

L’aile du Midi fut construite et la chapelle se fixa à un emplacement provisoire au nord, contre la grotte de Téthys. Au rez-de-chaussée furent placés deux autels secondaires, l’un dédié à Saint Louis, le second à sainte Thérèse, saints patrons du couple royal. La chapelle de 1682 fut richement pourvue en vases sacrés, ornements et livres liturgiques. La chapelle royale est le monument le plus abouti de Versailles, et le moins modifié par l’Histoire.

Tout au long du chantier, le projet architectural connut une lente maturation et trouva sa forme définitive grâce à Hardouin-Mansart. En 1682, la Cour et le gouvernement s’installèrent à Versailles. Le premier projet d’une chapelle de plan centré, au milieu de l’aile du Nord, fut formulé en 1679 et mis en chantier à la fin de l’année 1684. D’inspiration nettement ultramontaine, évoquant une fonction funéraire, le dôme versaillais constituait une innovation trop radicale pour être accepté. Ce morceau d’architecture autonome et d’une écrasante hauteur eût incontestablement perturbé l’équilibre du nouveau Versailles qui s’édifiait. L’emplacement définitif de la chapelle fut trouvé en 1687.

Le plan de l’édifice était barlong, avec un chevet initialement rectangulaire. Le chantier de la chapelle fut interrompu pendant dix ans, cet arrêt étant dû à l’effort financier réclamé par la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Le monument est complètement novateur dans sa plastique, particulièrement dans son agencement intérieur. L’emploi, notamment, de colonnes libres et d’architraves horizontales à l’antique ne réapparaîtra de nouveau qu’un siècle plus tard, dans l’église Saint Philippe du Roule, à Paris. La chapelle fut d’abord conçue pour ne pas excéder la hauteur des toitures du reste du palais. Mais devant l’intérêt de ses confrères de l’Académie d’architecture pour un projet dont le toit était plus élevé, Hardouin-Mansart continua dans cette voie et exhaussa le bâtiment.

La sculpture s’affirma au service de l’architecture. 1705, le chantier de la toiture, qui fit de la chapelle une sorte d’immense reliquaire d’orfèvrerie, lui permit de développer un langage plus autonome, essentiellement ornemental. Par cette architecture différente au toit surélevé, la chapelle s’affirma alors dans son autonomie. La substitution du corinthien au ionique à l’extérieur, ainsi que le remplacement des pots à feu par des statues juchées sur la balustrade extérieure constituèrent deux étapes importantes dans l’affranchissement de l’élévation externe de la chapelle au regard du modèle des façades donnant sur les jardins. Sur le faîte de la toiture, Guillaume Coustou et Pierre Lepautre réalisèrent deux groupes de trois anges en plomb. Ces anges, à l’origine dorés, mesurent 210 cm. La dorure fut réalisée par Guillaume Desauziers.

La toiture est, elle aussi, ornée de motifs, reliefs et rondes-bosses en plomb, jadis dorés. Représentant des fleurs de lys, des houppes, des fleurons et palmettes, un tore de baguettes, des branches de palmes tournantes, des consoles et doubles-consoles, des campanes et chérubins, des frises de postes, des couronnes royales, des cartouches et culots, ils furent exécutés par les artistes ayant œuvré au lanternon. En 1705, vingt-huit statues d’apôtres et évangélistes, Pères de l’Église et allégories des vertus catholiques furent disposées sur la balustrade extérieure. Chaque sculpteur était tenu de faire un petit modèle en cire qu’il présentait sur le modèle de la chapelle, lequel était aux Tuileries, puis un autre modèle en terre, plus grand de 2 pieds de hauteur, enfin un modèle en plâtre fait sur place pour juger de l’effet.

Chaque sculpture est composée de quatre assises de pierres d’Augy et de Tonnerre fournies par l’entrepreneur Joyneau de 1705 à 1707. Surintendance des Bâtiments, détermine l’emplacement des figures à poser, avec les noms des sculpteurs qui les ont exécutées. Philippe Magnier, Saint Thomas, statue, pierre de Tonnerre, H. Jean-Baptiste Théodon, Saint Jacques le Mineur, statue, pierre de Tonnerre, H. Philippe Magnier, Saint Jacques le Majeur, statue, pierre de Tonnerre, H. Jean-Baptiste Théodon, Saint André, statue, pierre de Tonnerre, H. Claude Poirier, Saint Paul, statue, pierre de Tonnerre, H.

Claude Poirier, Saint Pierre, statue, pierre de Tonnerre, H. Guillaume Coustou, Saint Jérôme, statue, pierre de Tonnerre, H. Guillaume Coustou, Saint Augustin, statue, pierre de Tonnerre, H. Pierre Lepautre, Saint Grégoire le Grand, statue, pierre de Tonnerre, H. Pierre Lepautre, Saint Ambroise, statue, pierre de Tonnerre, H.

Corneille van Clève, Saint Luc, statue, pierre de Tonnerre, H. Corneille van Clève, Saint Mathieu, statue, pierre de Tonnerre, H. Corneille van Clève, Saint Marc, statue, pierre de Tonnerre, H. Corneille van Clève, Saint Jean, statue, pierre de Tonnerre, H. Jean Poultier, Saint Basile, statue, pierre de Tonnerre, H. Jean Poultier, Saint Athanase, statue, pierre de Tonnerre, H. Simon Hurtrelle, Saint Cyrille, statue, pierre de Tonnerre, H.