Vie antérieure T2 – La réussite des Dieux PDF

Chanson nord-américaine sur le désir de la présence de l’vie antérieure T2 – La réussite des Dieux PDF. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le.


« Partie 2 de la saga »

Le temps passe vite pour les élus qui seront bientôt réunis. Les dieux auront alors ce qu’ils désirent, mais à quel point ?
Pendant ce temps, les rois se déchirent et peinent à prendre une décision contre la secte des Shénèls. Les elfes aideront-ils les humains ? La guerre gronde ! Explosera-t-elle ?
Kemy et les autres auront bientôt les réponses à ces questions, tandis que la trame de leur propre destin continuera à progresser.

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le désir est un effort de réduction d’une tension issue d’un sentiment de manque et en ce sens, comme le disait Platon dans Le Banquet,  on ne désire que ce dont on manque . D’un point de vue psychologique, le désir est une tendance devenue consciente d’elle-même, qui s’accompagne de la représentation du but à atteindre et souvent d’une volonté de mettre en œuvre des moyens d’atteindre ce but. Les philosophes, depuis les origines de la philosophie, se sont demandé quelle place faire aux désirs. La morale épicurienne est une morale qui fait du plaisir le seul bien, et de la douleur le seul mal. C’est en vue de ce dernier qu’il faut plus particulièrement penser le désir. Selon Épicure,  Parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires pour le bonheur les autres pour le fait de vivre .

Pour compléter la gamme, il faut également citer le désir spirituel ou le désir de vérité : le désir de se dépasser, d’aller de l’avant, le désir de connaître, lié au plaisir de chercher et de trouver, au plaisir extatique de la transcendance, du dépassement de soi. En général, le plaisir est nécessaire au bonheur, et on le recherche tout en fuyant la douleur. Dans certains cas toutefois, nous traitons le bien comme un mal, car il faut fuir un plaisir léger qui aurait pour conséquence une douleur. Dans d’autres cas, nous acceptons la douleur si elle est passagère, et si elle est la condition d’un plaisir plus haut. Par exemple, l’exercice physique du corps est douloureux, mais la santé qui en résulte est un plaisir. Le désir est lié à la volonté, mais il ne faut cependant pas confondre désir et volonté, car ce sont bel et bien des notions différentes. Si on se livre à un calcul véridique des plaisirs, le bonheur sera peut-être facile à atteindre.

Un hypothétique résultat serait l’autarcie, état où l’on se suffirait à soi-même en limitant ses désirs : on ne dépendrait pas des autres, et on ne passerait pas sa vie à la poursuite d’objets extérieurs. En se contentant de satisfaire des désirs naturels, on a réduit le désir aux besoins naturels. Le désir suppose la conscience d’un manque qui traduirait selon certains notre  imperfection . Aussi, les moralistes mettent-ils souvent l’accent sur le caractère douloureux du désir, et sur son aspect illimité quand il se reporte sans cesse sur de nouveaux objets. Le bonheur résiderait de ce fait dans la non satisfaction des désirs. Cette maîtrise doit-elle se faire au nom du devoir moral ?

La maîtrise des désirs conduit-elle au bonheur ? Ces questions sont des poncifs de la réflexion morale depuis l’Antiquité. La morale doit donc reconnaître sa valeur. Cet exposé de la doctrine épicurienne fait voir qu’il n’est pas facile de distinguer la réalité des désirs. L’épicurisme suppose qu’une insatisfaction fondamentale fonde l’homme en esprit.

Quel est alors le véritable désir de l’homme et comment l’assouvir ? Pour Platon, ce désir est le désir de vérité et il faut pour l’assouvir se libérer de  cette chose mauvaise  qu’est le corps. Il fait de ce désir le désir suprême puisque contrairement aux faux désirs, son but est uniquement spirituel et ne tend pas à la satisfaction d’un  besoin  charnel. Platon condamne moralement le désir, ce dernier reste la condition d’une spiritualisation des instincts qui passe par la philosophie et la politique et qui est l’expression du désir d’immortalité. Mais peut-on condamner aussi catégoriquement le désir ? S’il est la cause de nos actions, on ne le devrait pas, car il serait alors l’essence même de notre nature.

Dans la distinction du  désir  et du  besoin , on peut voir le désir comme une caractéristique de l’individu dans ce qu’il a d’unique. Ainsi le désir est particulier et donc propre à chacun. On peut d’abord élaborer une première distinction possible selon laquelle le besoin peut être vu comme un besoin d’ordre naturel voire physiologique, i. L’objection majeure à une telle distinction serait donc de montrer en quoi le rejet du désir comme tel serait réduire l’homme à une animalité certaine. Il y a donc dans le désir une dimension symbolique de représentativité de l’objet visé, c’est en cela qu’il est donc proprement humain. Pour Platon, le Désir est une demi-connaissance.