Vie de Lacan PDF

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Ce livre n’est pas une biographie, ni une psychobiographie. C?est d?abord un portrait de Lacan au quotidien. Intraitable et gamin à la fois, lucide et haletant, qui brûle les feux rouges et hurle dans les restaurants, mais sait aussi vous traiter comme « un objet très précieux », un Lacan très loin de l’image qu’on a répandue de lui. En même temps, l’auteur expose, comme en se jouant, des notions difficiles mais essentielles apportées par le psychanalyste : le « sujet supposé savoir », par exemple, ou l’objet dit « petit a ». Miller fut l’un des proches de Lacan, depuis leur rencontre à l’Ecole normale supérieure en 1964, jusqu’à sa mort en 1981. Il a consacré ses cours de l’Université de Paris VIII à élucider et prolonger la pensée du maître, sans jamais évoquer sa personne. Trente ans après, il brise le silence, dans un texte où l?anecdote ne cède en rien à l’exactitude et à la cohérence du propos, dans la grande tradition des Mémorables de Xénophon ou de la Vie de Rancé de Chateaubriand.

Ces motifs sont peut-être précisés sur la page de discussion. Il développe en parallèle le concept de Noms-du-père, terme désignant le père symbolique par différence avec le père réel. Il y a forclusion du nom du père, cause de la psychose, lorsque la mère, qui exerce un rôle privilégié dans la transmission à son enfant du symbole de la fonction paternelle, manque à transmettre cette symbolisation. Ce qui a été forclos dans le symbolique apparaît dans le réel. La psychose s’installe donc par défaut de symbolisation de la fonction du père. La représentation, littéralement arrachée hors du conscient, forclose selon la terminologie de Lacan, ne laisse aucune trace inconsciente, et entraîne le délire. Pour Lacan, le langage est important car la psychose se manifeste dans les propos des intéressés : ils n’arrivent pas à faire la distinction entre la réalité et les manifestations de leur inconscient.

D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose , dans Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. Lacan, à la suite de Sándor Ferenczi, nomme l’enfant n’ayant pas encore acquis le langage l’infans. Lacan, Language and Philosophy, New York, State University of New York Press, 2008, 224 p. De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité, Paris, Seuil, coll.