Vingt et un siècles d’économie PDF

Ruines du théâtre antique de Sparte avec le Taygète en arrière-plan. Péloponnèse, perpétuée aujourd’hui par la ville moderne du même nom de 18 185 habitants. De plus, Sparte est la seule cité de Grèce dépourvue de murailles car d’après Lycurgue, le grand législateur de Sparte,  une ville bien vingt et un siècles d’économie PDF est celle qui est entourée d’un mur d’hommes, et non d’un mur de briques . Carte du territoire de la Cité-État de Sparte dans la plaine de Laconie.


Apprendre l’histoire par l’économie et l’économie par l’histoire, telle est l’ambition de ce livre, qui reprend, largement complété et mis à jour, le feuilleton publié dans Le Nouvel Économiste tout au long de l’année 2000.La méthode est double. Redonner toute son épaisseur au Temps en donnant autant d’importance à chacun des vingt et un siècles qui ont précédé le 21ème siècle. Ensuite appliquer à tous les siècles, du plus ancien au plus récent, les outils dont disposent aujourd’hui l’économiste. Non seulement, il y avait bien de l’économie au temps de l’empire romain, comme à celui de Charles Quint, trop souvent méconnue, mais même pourrait-on dire, la « mondialisation » était déjà en marche. Car l’un des moteurs de l’Histoire, c’est bien l’échange, un feu qui dès qu’il est allumé est capable d’embraser l’ensemble de la planète, comme on peut le constater dès le début de cette histoire. Armé de cette méthode, voyager dans le passé devient une aventure passionnante, pleine d’imprévus, propre à remettre en cause les certitudes les mieux ancrées.

Il comprend deux régions principales, séparées par des montagnes. La frontière nord est plus changeante : victorieuse à la  bataille des Champions  en 545 av. Dinos laconien du Peintre des Cavaliers, 560-540 av. La transition entre cette ancienne ville et la Sparte dorienne s’explique pour les Anciens par le  retour des Héraclides  : Hyllos, fils d’Héraclès, doit fuir le Péloponnèse à la suite des persécutions d’Eurysthée. Le retour des Héraclides a été interprété comme la version mythique d’une invasion des Doriens, un peuple venu du Nord et parlant le grec.

Les Spartiates remontent ensuite vers les sources de l’Eurotas, puis se lancent dans la conquête de la Messénie, qui donne lieu à trois guerres dont ils sortent vainqueurs. Sparte apparaît comme la championne de la Grèce face aux Perses pendant les Guerres médiques. Sparte est consacré hégémon de la Grèce et arbitre des libertés du monde grec. Asseyant son nouveau statut, Sparte installe peu à peu dans toutes les villes grecques des gouvernants à sa solde. Sparte se rallient à eux, donnant l’hégémonie sur la Grèce à Thèbes. L’armée ennemie grossit tant et si bien que la Laconie est pillée par les Thébains et mise à sac sans que les Spartiates n’osent intervenir, chose inédite jusqu’alors.

Cette mise à sac matérialise la fin de la suprématie spartiate sur la Grèce. Homoioi entraînent plusieurs réformes menées successivement par Agis IV, Cléomène III puis par l’usurpateur Nabis. Sparte bénéficie du statut avantageux de cité libre et conserve des institutions spécifiques. Les empereurs romains reconnaissent et utilisent parfois ce prestige, ainsi Lucius Verus et Caracalla ont des contingents de Spartiates parmi les troupes qu’ils mènent contre les Parthes, répétant la lutte passée contre les Perses. Une ville est refondée sur le site en 1834 : c’est la Sparte actuelle. Les citoyens Spartiates ne représentent qu’une faible partie de la population globale de la cité.

La première mention fiable est celle que fournit Hérodote : en 480 av. Ainsi, à la bataille de Leuctres, en 371 av. 400 meurent au cours du combat. Le nombre de Périèques est supérieur au nombre d’Homoioi. Les Hilotes, eux, peuvent être estimés de 150 000 à 200 000.