Wittgenstein et le motif esthétique PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Platon écrit aux environs de 380 av. Il est constitué principalement d’une longue série de discours portant sur la nature et les qualités de l’wittgenstein et le motif esthétique PDF. Tò sumpósion en grec est traduit traditionnellement par Le Banquet, terme désignant une réception, une fête mondaine.


L’art qui occupa une place si importante dans la vie de Ludwig Wittgenstein serait, pour la plupart des commentateurs, un thème négligé dans son oeuvre, au point que certains ont voulu faire de lui un tenant de l’anti-essentialisme artistique. Grâce à une nouvelle ressource documentaire – la Bergen electronic edition du Nachlass – ce livre propose de rouvrir le dossier. Apparemment ineffable dans le Tractatus logico-philosophicus, l’esthétique se laisse caractériser par une étude serrée des textes. Ainsi que de bons lecteurs l’ont déjà relevé, les remarques si fréquentes de Wittgenstein sur les artistes et leurs oeuvres participent déjà d’une théorie esthétique. Sous la forme de métaphores et de références, le motif esthétique informe ou irrigue toute l’oeuvre. Il y a même, selon les analyses de cet essai, une solution esthétique aux célèbres paradoxes du Tractatus. Enfin, l’esthétique liée aux concepts de raisons, de monstration, d’aspect se voit attribuer une essence dans un texte inédit, dont la mise au jour commentée et systématisée invalide la thèse d’un anti-essentialisme artistique chez Wittgenstein.

Le Banquet est avec le Phèdre l’un des deux dialogues de Platon dont le thème majeur est l’amour. Dans ce dialogue, Éros est représenté différemment en fonction des personnages du dialogue. Pausanias fait la distinction entre deux amours et relations sexuelles. Suit un éloge de l’amour vertueux, fidèle, non attaché au corps. Faisant parler Éryximaque, Platon approuve la distinction des deux Éros faite par Pausanias, et la complète : l’Éros ne réside pas seulement dans l’âme mais aussi dans la beauté,  dans les corps de tous les animaux, dans les productions de la terre, en un mot, dans tous les êtres.

Socrate comme buvant jusqu’à l’aurore l’autre dissuade de boire dans de grands vases. Platon dans son Phédon, citant ceux qui se trouvaient auprès de Socrate, ne parle pas de Xénophon. Copie manuscrite sur papyrus d’un passage du Banquet. Apollodore vient à faire le récit de cette soirée en rapportant toutes les paroles importantes qui y furent échangées. Onze années ont passé depuis la réception de -416. La multiplication de témoins intermédiaires a pour but de signaler au lecteur que le texte n’est pas la retranscription exacte de la soirée, mais de l’essentiel de ce qui a été dit. Le Banquet est une adaptation libre et dramatiquement très élaborée d’une soirée mémorable.

Apollodore et Aristodème vont être les intermédiaires d’un daimon, l’érôs, intermédiaire par excellence. Il organise une grande fête de sacrifice de victoire avec ses choreutes, qui se termine en beuverie. Le lendemain, il donne à nouveau une réception, plus intime, plus calme, en invitant des personnalités importantes à fêter son succès. Phèdre, relayé par Eryximaque, chacun est invité à faire à son tour un éloge de l’amour, ce qui, selon lui, n’aurait jamais été fait. Agathon : jeune poète couronné, disciple de Gorgias, et organisateur de la réception. Il a obtenu le premier prix au concours des grandes Dionysies de 416 av. Sa sensualité est proverbiale à Athènes : il a une réputation de grossier, mais fait preuve de raffinement dans le discours.

Alcibiade : Il n’a pas été invité par Agathon. Vexé, jaloux et inquiet que l’amphitryon ne séduise Socrate, il s’enivre et force l’entrée au banquet, surgissant, exubérant et amoureux, en retard et ivre. Plusieurs autres personnes sont présentes, mais elles n’ont pas de rôle majeur au cours de la réception. Diotime n’est pas présente lors du banquet, mais Socrate rapporte son enseignement lors de son intervention. Des deux ouvrages socratiques intitulés Le Banquet, Antisthène n’est présent que dans celui de Xénophon.

Seize ans après cette réception, Apollodore relate en détail, à qui veut l’entendre, tout ce qui s’est passé et dit lors de cette réunion, tel qu’il l’a appris d’Aristodème qui était présent puisqu’il accompagnait Socrate. Socrate se fait beau, il invite Aristodème à l’accompagner. Socrate en retard, Aristodème arrive seul. L’arrivée tardive de Socrate, Agathon le place à sa droite. Eryximaque : chacun à son tour fera l’éloge de l’amour, selon l’envie de Phèdre. Plusieurs éloges non rapportés par Aristodème.

Socrate met la pression sur Agathon et engage avec lui une discussion. Phèdre rappelle la règle imposée, de parler tour à tour. Socrate questionne Agathon sur son discours. Socrate convainc Agathon de se remettre à côté de lui pour qu’il fasse son éloge à son tour. Arrivée impromptue d’une bande de buveurs qui sème le désordre. Tous sont obligés de boire, finissent par partir ou s’endormir. Au réveil d’Aristodème, le soleil est déjà levé, seuls Socrate, Aristophane et Agathon sont encore éveillés.